Précurseur de la restauration des objets archéologiques métalliques, Abel Maître dirige le premier atelier de restauration et de moulage du musée gallo-romain.

Des moulages à l'archéologie

Sculpteur français, ancien élève d’Antoine-Louis Barye, Abel Maître assiste, dès 1861, Alexandre Bertrand dans ses fonctions au sein de la Commission de Topographie des Gaules. Sa tâche consiste alors à effectuer des moulages. En 1864, sous l’impulsion d’Auguste Verchère de Reffye, officier d’ordonnance de Napoléon III, un « Atelier de reproduction d’objets d’archéologie établi sous le patronage de l’Empereur » voit le jour au 47 rue de Sèvres à Paris. Les moulages effectués sont envoyés au musée gallo-romain pour enrichir les collections.

Un homme de terrain au service de la muséographie

Abel Maître rejoint le musée gallo-romain en avril 1866, avec le titre d’Inspecteur des ateliers. Il y travaille jusqu’en 1896. Associé à l'élaboration des salles du musée, il réalise de nombreuses maquettes, comme celles des dolmens exposés dans la salle 3, ainsi que des moulages de grands monuments antiques, comme l'arc d'Orange. Enfin, avec Verchère de Reffye, il participe à l’expérimentation de reproductions d’armes antiques, dont les démonstrations rencontrent un vif succès à Saint-Germain-en-Laye. En 1869, il fouille le site de Magny-Lambert aux côtés d'Édouard Flouest, correspondant de la CTG.