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Pour étudier exhaustivement une coque, les archéologues décident parfois de la « relever ». Une opération longue et complexe dont l’objectif est de faire progresser les connaissances.

Épave bon état général cherche musée

Signalée en 1929, explorée dans les années 60, l’épave Port-Vendres 1 fait l’objet d’une fouille de sauvetage en 1973 et les fouilleurs, pressés par les travaux portuaires, décident de la ramener au jour. La carène de 13,90 mètres de long sur 7,50 de large est soulevée, remorquée et débitée en deux tronçons qui seront ramenés au Fort Saint-Jean, siège à l'époque du DRASSM à Marseille, pour y être intégralement traités.

La question de la conservation des « bois gorgés d’eau » préoccupe alors les spécialistes. Ils optent pour une technique qui parait dans les années 70 prometteuse mais qui au final ne donnera pas totalement satisfaction. Composée de plus de 550 pièces, l’épave délaissée pendant de nombreuses années a été réassemblée en 2015 grâce au soutien du Parc naturel marin du golfe du Lion.

Ce bateau, de la fin du IVe - début Ve siècle, suscite aujourd’hui l’intérêt des collectivités qui envisagent sa valorisation au cœur de Port-Vendres.

Chaland très bien conservé trouve musée

Aussitôt baptisé Arles-Rhône 3, un chaland gallo-romain destiné à la navigation fluviale est découvert en 2004 dans le Rhône. Il est remarquablement conservé par suite d’un enfouissement rapide et grâce à sa cargaison de blocs de pierres calcaires qui l’a protégé. La couche sédimentaire a figé divers mobiliers qui aideront à reconstituer la vie à bord.

Débitée et relevée en tronçons de 3 mètres, l’épave, longue de 31 mètres de long sur 3 mètres de large, est totalement démontée, étudiée et confiée au laboratoire ARC-Nucléart de Grenoble. Ramenée à Arles en 2013, elle est remontée et exposée au Musée départemental Arles antique dans une salle spécialement construite à cet effet. Le Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône et le ministère de la Culture se sont associés pour donner vie à cet ambitieux projet coordonné par le DRASSM.

« J’ai créé un dépôt à Agde et en 1974 j’ai relevé mon épave : Port Vendres 1 ! Je l’avais dévasée en 1958, c’était la plus belle coque de la Méditerranée ! » Yves Chevalier.

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