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L’épave d’un navire de commerce asiatique perdu à la fin du XVe siècle en mer de Chine méridionale est expertisée en 1997. Elle gît par 63 à 65 m de fond dans les eaux turbides et dangereuses de Bornéo, sur les côtes du sultanat de Brunei.

Une fouille extraordinaire

Dirigée par Michel L'Hour (DRASSM), la fouille commence en mai 1998, dure trois mois et fait appel à 175 spécialistes venus du monde entier. Basés sur une barge dédiée à la fouille, 135 scientifiques travaillent en mer à l’enregistrement du mobilier et au tamisage du sédiment (200 tonnes) pendant que 40 experts se chargent à terre du traitement, de la restauration, du dessin et de l’inventaire de chaque objet.

Un robot et deux sous-marins sont mobilisés pour permettre aux plongeurs d’explorer l’épave mais l’eau est si boueuse que ces petits bijoux de technologie ne sont pas aussi efficaces que prévu.

Un véritable trésor

Composée de 14 000 pièces significatives, dont 4 600 vases de porcelaine bleue et blanche de la dynastie Ming et 2200 jarres d’origines diverses (Chine, Thaïlande, Vietnam), la cargaison révèle notamment bracelets en pâte de verre, verte ou jaune, barres métalliques, petits lingots coniques ou pyramidaux, gongs en bronze et poteries culinaires…

Grâce à la jonque de Brunei, l’histoire du commerce en mer de Chine progresse à grands pas. Les objets ordinaires constituaient l’essentiel des échanges.

Par les moyens mis en œuvre, ceux du Groupe pétrolier Elf Aquitaine, aujourd’hui Total, comme par ses résultats, cette opération reste le plus important chantier de fouille archéologique sous-marin au monde. Il a apporté la preuve irréfutable de l’excellence française et fourni un bel exemple de réussite dans la protection du patrimoine englouti.