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  • Le difficile décryptage des campements

Les nombreux retours sur les mêmes lieux de chasse ont conduit à la formation d’importantes accumulations de vestiges avec diverses aires d’activités qu’il faut tenter de démêler pour distinguer les différents épisodes d’occupation et saisir l’organisation spatiale de chaque campement successif. 

Une succession d’activités toujours renouvelées

On ne constate pas de différences significatives dans les activités réalisées en grotte et celles effectuées sur les campements de plein air. Quel que soit le type de site, l’installation d’un foyer semble avoir toujours été une des premières occupations. Le foyer fonctionnait comme point d’attraction autour duquel étaient réalisées la plupart des activités domestiques et techniques, telles que la préparation de la nourriture, l’entretien des armes de chasse, le traitement des peaux et la couture. 

Des habitations de petites dimensions

La grotte de Rislisberg, qui abrite une surface d’à peine une dizaine de mètres carrés et dans laquelle une personne adulte ne peut se tenir debout, a livré plus de 700 lamelles en silex destinées à  garnir des pointes de sagaie, ce qui correspond sans doute à de multiples épisodes de réparation des armes. La réutilisation fréquente de cette grotte exiguë laisse à penser qu’en plein air, également, les habitations pouvaient être de très petites dimensions. En l’absence d’arbres sur le territoire helvétique, l’armature de ces abris n’était probablement pas constituée de longues perches qui auraient dû être transportées sur de grandes distances. Plus vraisemblablement, elle était formée de tiges souples prélevées sur des arbustes comme le saule appendiculé, une espèce qui atteint une hauteur de 1 à 4 m et qui est attestée à cette époque en Suisse.