D’après les datations au radiocarbone, le Magdalénien récent du Bassin parisien est contemporain de la première moitié du Tardiglaciaire, une phase climatique marquant le passage entre l’optimum de froid du dernier cycle glaciaire et l'Holocène, la période tempérée que l’on connaît encore aujourd’hui.

Une période climatique charnière

Cette phase tardiglaciaire est marquée par des oscillations climatiques importantes entre des époques froides et au moins deux moments plus cléments, les unes et les autres s’étendant à chaque fois sur quelques siècles.

La relative imprécision des datations à Étiolles ne permet pas encore de déterminer si les Magdaléniens y bénéficiaient d’un climat froid ou bien plus tempéré. On tente de le savoir par la géologie, notamment en cherchant une altération éventuelle des sédiments par la végétation lors des moments tempérés.

Au-delà des apports à l’histoire du Magdalénien, ces études « paléoclimatiques » permettent de comprendre les causes et conséquences des variations du climat encore actuellement. À ce titre, les alluvions d’Étiolles constituent des archives sédimentaires précieuses pour l'étude des climats passés et à venir.

Un environnement contrôlé par le climat

Contrairement aux environnements actuels en Europe, ceux que connurent les gens d’Étiolles étaient liés exclusivement aux variations climatiques et non à l'impact de l'homme sur le milieu, encore très faible avant l’agriculture.

Les phases les plus clémentes du Tardiglaciaire, avec des températures proches de l’actuel, sont marquées par une végétation d'arbustes et d'arbres (steppe arbustive à genévrier et petites forêts de bouleaux et pins). Les phases froides, pendant lesquelles le climat du Bassin parisien s’approche de celui de la Sibérie aujourd’hui, s’accompagnent d’une steppe constituée essentiellement d’herbacées comme les armoises.