Le matériau de base : la brique crue

À toutes les époques, les constructions ont été réalisées en briques crues, fabriquées localement. Or ce matériau est particulièrement vulnérable à l’eau : l’eau de pluie, mais aussi les eaux souterraines, chargées de sel, remontent par capillarité et viennent ronger la base des murs. C’est pourquoi pierres et galets furent mis en œuvre de façon parfois importante.

La pierre : disponible à proximité

Le gypse, abondamment utilisé dans la Ville I (digue, bâtiment officiel situé sous le niveau du temple d’Ishtar, couverture de tombes), le fut encore pour certains monuments de la Ville II. Par la suite, la pierre servit surtout pour effectuer des réparations. Elle est reconnue comme provenant de la falaise de Doura Europos, située en bordure de l’Euphrate, 30 km en amont.

En outre, provenant des berges de l’Euphrate ou des carrières situées dans la vallée, des milliers de tonnes de galets ont été répandus, nappant la surface nivelée des ruines de la Ville II pour protéger les bases des grands monuments de la Ville III des remontées de sels et pour asseoir les fondations des murs et des terrasses.

Le bois : importé des montagnes 

Le bois d’œuvre pour les palais et les temples était, quant à lui, importé des régions montagneuses situées en amont du fleuve, en Syrie ou en Turquie actuelles, le plus souvent par flottage sur l’Euphrate : des poutres en cèdre ont été retrouvées calcinées dans le « palais » de la Ville II.