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Implantée sur une terrasse naturelle de la rive droite de l’Euphrate, Mari est une ville nouvelle établie entre la Syrie et la Babylonie vers 2900 avant notre ère. Sa situation privilégiée en fait l’une des villes proches-orientales les plus importantes des IIIe et IIe millénaires.

Le Grand Palais royal de Mari

Ce palais du IIe millénaire constitue un exemple unique dont la conservation exceptionnelle permet de comprendre les caractéristiques des autres palais mésopotamiens connus à ce jour. Les archives, les peintures et le mobilier du palais témoignent de la richesse et de la vie de la cour.

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Grande cour du secteur officiel M (cour 106)

Cour 106 : grande cour du secteur officiel M. Vue vers le SO. La fouille du sous-sol de cette cour de 29,50 x 25,60 m mit au jour, dans les années 1980 –  fouilles de Jean-Claude Margueron, bien après celles d'André Parrot dans ce secteur – les bases de quatre colonnes : ainsi attesté archéologiquement, un auvent – profond de 5 m – pouvait enfin protéger les peintures murales qui s'étendaient sur le mur méridional. A l'exact centre géométrique de la cour, le support d'un puissant mât pouvant difficilement avoir un rôle architectonique a été identifié comme celui du Palmier (artificiel) qui avait donné son nom à une cour d'après une tablette *cunéiforme. Le saviez-vous ? La cour 106 (cour du Palmier), première partie du secteur officiel, n'était accessible depuis la cour 131, elle-même au débouché du secteur de l'entrée A et B, que par un cheminement coudé (114-112) – surveillé par le poste de garde 115 – qui conduisait à une porte située exactement en vis-à-vis de 106-64 sous l'auvent. Comme tout le bâtiment, le secteur officiel a subi des remaniements au cours de son histoire. Ce n'est pas au dernier roi, Zimri-Lim, qu'il faut attribuer l'ensemble de ce décor, mais à son prédécesseur Yasmah-Addu (1794-1775 av. J.-C.), placé là comme vice-roi par son père Samsi-Addu de Haute Mésopotamie.
© Jean-Claude Margueron/Mission archéologique de Mari - Archéovision

Mari : pillages et destructions

Le site de Mari est confronté aux pillages bien au-delà des dommages imputables aux récents conflits. À l’occasion des missions archéologiques des pillages antiques ont été détectés à plusieurs reprises, perturbant les niveaux stratigraphiques. À l’occasion de la Seconde Guerre Mondiale une nouvelle vague de destruction a également affecté le site et la maison de fouille dans laquelle le matériel était entreposé. Aujourd’hui, l’histoire de Mari se répète mais les dégâts sont analysés avant d’envisager la poursuite d’activités archéologiques.
Mathilde Mura. Digital Globe Foundation avec la courtoisie de Frank Braemer