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Les types d’activité économique de l’Ezida

On peut distinguer deux catégories de textes de la pratique dans l’Ezida. La première est constituée de tablettes consignant des donations de terres et d’esclaves au sanctuaire. La seconde comporte une trentaine contrats enregistrant des dettes en céréales.

Dans la mesure où les tablettes de dettes étaient conservées par le créditeur, il est logique de les retrouver dans le temple lorsque c’est cette institution qui faisait office de prêteur. Ici, le dieu Nabu est désigné explicitement comme créditeur puisque les dettes sont dites appartenir « à Nabu ». Les professions et statuts des débiteurs sont très variés puisque l’on trouve par exemple des agriculteurs, un fouleur, un vigile, trois joaillers du gouverneur et même un garde de la reine.

Le fonctionnement des prêts

Les tablettes de prêt étaient des documents communs puisque tout un chacun pouvait faire ou en recevoir un prêt. L’exemple de l’Ezida montre qu’une telle institution pouvait jouer le rôle de personne morale.

Les sommes empruntées sous la forme de grains auprès de l’Ezida étaient souvent assez faibles et les intérêts suivaient les taux alors en vigueur de 20, 30, 40 et 50%, tout à fait exorbitants selon nos critères. Cette variation s’établissait, peut-être, en fonction de la solvabilité des débiteurs. Il y a cependant des contrats dans lesquels aucun intérêt sur les prêts n’est explicitement mentionné.