Nimrud tient une place particulière dans la vie de Max Mallowan, depuis ses premières visites sur le site avant la seconde guerre mondiale jusqu'à la fin de sa carrière.

Premières visites à Nimrud

La première visite de Max Mallowan à Nimrud remonte à 1926, après sa saison de fouilles à Ur. Il y retourna avec Agatha Christie en 1931, lors d’une journée de relâche alors qu’il fouillait à Ninive. Dans son autobiographie, Agatha Christie se remémore leur visite sur l’acropole, parmi les vestiges monumentaux partiellement enfouis.

Dès cette période, Max Mallowan émit le souhait d’un jour pouvoir fouiller sur le site. Quand il revint en Irak après la seconde guerre mondiale, c’est de nouveau vers Nimrud que son attention se porta. Sa nouvelle position académique et scientifique lui permettait désormais de proposer un nouveau chantier sur ce tell, presque un siècle après son inventeur Austen Henry Layard.

1949-1958 : dix ans de fouilles

Max Mallowan obtint les autorisations et le financement nécessaires à son projet et les fouilles débutèrent ainsi en 1949. La première saison fut prometteuse et les campagnes s’enchaînèrent. Les découvertes étaient spectaculaires. Cependant, Agatha Christie tomba malade en 1957 et Max Mallowan décida d’arrêter le terrain l’année suivante. La direction du chantier revint alors à l’archéologue David Oates, qui poursuivit l’exploration du site jusqu’en 1963.

Nimrud and its remains

Pendant les années suivantes, Max Mallowan étudia les résultats de son travail à Nimrud et en prépara une synthèse en deux volumes, accompagnés d’un volume de planches : Nimrud and its remains, publiée en 1966. Le titre même de cet ouvrage rappelait celui de la fameuse publication d’Austen Henry Layard Nineveh and its remains (Londres 1849) et inscrivait résolument l’œuvre de Max Mallowan dans la continuité des grands découvreurs britanniques de l’Assyrie.