Dès les premières fouilles, dans les années 1960, la question de la présence de navigateurs méditerranéens à Lattara a été posée. Les découvertes récentes confirment cette hypothèse. 

Les Étrusques 

L’exploration menée dans la cité portuaire a mis au jour les vestiges d’habitations originales pour la région et pour l’époque : la fin du VIe s. avant notre ère.  Les murs de ces maisons, composées de plusieurs pièces, sont constitués par un solin de pierre surmonté d’une élévation en terre. Un enduit badigeonné de couleur blanche ou jaunâtre recouvre le tout ; c’est aussi le cas des chambranles de porte en bois. Le mobilier archéologique découvert dans ces maisons se compose presque exclusivement de céramique étrusque : amphores vinaires, vaisselle de cuisine et vaisselle de table. Ces vases présentent parfois sur le bord ou sous le fond des graffites en lettres étrusques. Tous ces éléments autorisent à penser que des Étrusques étaient présents à Lattes dès sa fondation, peut-être même qu’ils en sont à l’origine. Ces maisons seront détruites par un incendie violent vers 475 avant notre ère, juste avant que Lattara ne connaisse le monopole commercial des Grecs de Marseille. 

Les Marseillais 

Les Marseillais semblent en effet très présents sur le site : c’est ce dont témoignent l’abondance des importations de la cité phocéenne (amphores, vaisselle), mais aussi les inscriptions sur plombs et les graffitis sur vases, en grec. La découverte d’abécédaires renforce l’hypothèse d’une présence grecque dans la cité.