Tout au long du haut Moyen Âge, les toits des églises de Saint-Denis sont couverts à la manière antique ; aussi peut-on penser que la production de tuiles plates à rebords de type tegula et de tuiles canal de type imbrex s'est poursuivie durant tout le premier millénaire.

Reconstitution d'un toit de tuiles plates (tegulae) et de tuiles canal (imbrices) associées à des antéfixes. © UASD / M. Wyss.
Fragments d'antéfixes en terre cuite, Ve-VIe siècle. © UASD / E. Jacquot.

Reconstitution d'un toit de tuiles plates (tegulae) et de tuiles canal (imbrices) associées à des antéfixes. © UASD / M. Wyss.

Fragments d'antéfixes en terre cuite, Ve-VIe siècle.

© UASD / E. Jacquot.

L'antéfixe est étroitement liée à ce type de couverture. Sorte de plaquette carrée surmontée d'un fronton semi-circulaire, elle est fixée à l'extrémité d'une imbrex. Placées contre la bordure inférieure du toit, les antéfixes devaient terminer les lignes d'imbrices. Leur surface présente souvent une forte usure due aux intempéries.

Une vingtaine d'antéfixes ont été recueillies à Saint-Denis. Les plus anciennes pièces proviennent de contextes archéologiques attribués aux Ve et VIe siècles. Toutes ont été obtenues par impression dans un moule, probablement en bois. Elles représentent un masque humain placé sous une croix pattée et flanqué de deux colonnettes.

Conformément à une tradition antique, ces antéfixes ont pu remplir une fonction apotropaïque, celle de protéger l'église de toutes sortes d'agressions.