Le toponyme des «Arennes» est mentionné dans des textes depuis le XIIe siècle, si bien que l’existence d’un tel monument à Paris et sa localisation près de Saint-Victor ont toujours été connues. Ce n’est cependant qu’à partir de 1867-1868, lors du percement de la rue Monge, que Th. Vacquer, bien instruit de cette éventualité, commença à mettre au jour cet amphithéâtre.

En 1870, des travaux entrepris pour la construction d’un dépôt par la Compagnie des omnibus révélèrent une bonne partie de l’édifice. Une bataille s’engagea alors pour la conservation des vestiges. Après trois mois de péripéties, la Compagnie obtint l’autorisation de les raser.

Les arènes au moment de leur dégagement en 1870. © BHVP. Paris Antique
Les arènes au moment de leur dégagement en 1870. © BHVP. Paris Antique
Théodore Vacquer (1824-1899), le découvreur infatigable du Paris antique et médiéval.

Les arènes au moment de leur dégagement en 1870. © BHVP. Paris Antique

Les arènes au moment de leur dégagement en 1870.
© BHVP.

Théodore Vacquer (1824-1899), le découvreur infatigable du Paris antique et médiéval.
© Musée Carnavalet, Paris.

D’autres campagnes de fouilles, dont Th. Vacquer fut exclu en raison de son caractère difficile, furent conduites en 1872 et en 1883 sur les parcelles voisines.

La Ville de Paris, sous l’influence d’interventions prestigieuses dont celle de Victor Hugo, finit par acquérir l’ensemble des terrains et s’efforça de préserver ce qu’il restait des «arènes».

Enfin, en 1915-1916, l’architecte Jules Formigé procéda à leur «restauration», pour ne pas dire reconstruction, en grande partie extrapolée. Les lieux furent alors aménagés en jardin public auquel on peut accéder aujourd’hui par le n°49 de la rue Monge et par la rue de Navarre.