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  • Le Mauritius, 1609 (Gabon)

La seconde vie du Mauritius commence en 1986, quand le groupe Elf-Gabon sollicite l’aide des spécialistes français pour expertiser un gisement récemment découvert à Port-Gentil et déjà victime d’un acte d’incivilité, le prélèvement intempestif d’une cloche de bronze sur l’épave…

Du poivre sur la route des Indes

Ce navire de commerce de la compagnie Néerlandaise des Indes Orientales (VOC) s’est perdu en 1609 au large du cap Lopez, sur la côte de l’actuel Gabon, alors qu’il rentrait de son deuxième voyage en Asie. Il ramenait à Amsterdam une cargaison de poivre et un peu de porcelaine de Chine.

En dépit des très forts courants qui compliquent le travail, une riche cargaison est découverte en 1986 dans ce navire long de presque quarante mètres et large d’une dizaine de mètres.

Un chantier mémorable

L’épave livre, entre autres, un important chargement de lingots de zinc de 1 à 13  kg chacun, fabriqués en Chine… Le déplacement de 18 000 à 22 000 lingots ne s’oublie pas… non plus que l’apparition sous l’eau des teintes bleues et blanches de quelques porcelaines de la dynastie Ming ou celle d’imposantes pièces d’artillerie recouvertes de concrétions orangées.

L’opération fait simultanément plonger l’archéologie sous-marine française dans les eaux internationales et dans l’étude des épaves d’époque moderne. Alors épave la plus ancienne de l’illustre Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales, le Mauritius provoque l’engouement de l’ensemble des spécialistes de l’histoire maritime moderne. Son étude reste aujourd’hui encore un évènement-clé dans l’histoire du Drassm.