Les mains

Témoignage émouvant de la vie des hommes du Paléolithique, plus d'une cinquante-cinqaine de mains ont été découvertes dans la grotte. Elles ont été dessinées aussi bien en négatif (pochoir) qu'en positif (enduites de colorant et appliquées sur la roche). Elles sont toutes situées dans la partie droite (est) de la grotte, semblant ainsi jalonner un cheminement qui mène au grand puits, aujourd'hui noyé, mais qui jadis constituait un gouffre obscur, profond de 24 mètres, qui a dû effrayer les premiers visiteurs de la grotte, il y a 27.000 ans.

Série de mains négatives sur fond noir

Ce massif stalagmitique, situé près du grand puits noyé porte un groupe de huit mains gauches. Ces mains, aux doigts raccourcis, ressortent sur un fond de charbon de bois pulvérisé.

Mains négatives à doigts incomplets

Le manque de phalanges apparaissant sur les mains dessinées a suscité de nombreuses interrogations. S'agit-il de témoignages de mutilations, de sacrifices rituels , de maladies circulatoires ou de doigts gelés ?. Sur ces mains aux doigts incomplets, le pouce est toujours intacts, ce qui élimine d'emblée l'hypothèse de gelures graves ayant entraîné la nécrose des phalanges. Aucun squelette du Paléolithique supérieur retrouvé à ce jour ne présente des mains aux phalanges incomplètes.

L'hypothèse la plus probable serait alors que les mains étaient dessinées avec les doigts repliés, signe de reconnaissance ou langage codé, vraisemblablement lié à la chasse et à divers rites, langage silencieux jadis utilisé par des peuples chasseurs tels les Bushmen, ou les Aborigènes d'Australie.

Série de tracés digitaux

Les tracés digitaux sont présents partout dans la grotte et liés à la phase ancienne.