La vaisselle et les amphores, de la première ferme du domaine de Loupian comme du hameau de Marinesque, traduisent l’ouverture des populations rurales aux produits et au mode de vie du monde romain au Ier siècle avant notre ère. Les amphores, un tiers du matériel découvert, sont italiques, avec ces modèles longilignes à lèvre triangulaire dénommés de façon commune Dressel 1. Comme quelques autres amphores du bassin méditerranéen, elles contenaient un vin apprécié des Gaulois. Parmi les importations, prend place de la vaisselle de table et du service de la boisson, comme les coupes, assiettes et plats campaniens ainsi que des gobelets à parois fines, illustrant un mode de consommation romanisé. Les habitudes gauloises persistent avec les céramiques culinaires, des urnes en céramique non tournée pour le stockage des denrées et une cuisson des aliments privilégiant le bouilli. 

Les monnaies traduisent pour leur part la très grande diversité d’approvisionnement des sites ruraux, amplifiée dans le cas du hameau lié de façon étroite à la voie Domitienne. Les émissions romaines sont évidemment bien présentes avec leurs divisions d’argent et de bronze. Les monnaies de Marseille occupent une place de choix, la proximité du comptoir d’Agathe (Agde) induisant une diffusion soutenue des oboles d’argent mais surtout des petites frappes de bronze. Parmi les monnaies de Gaule du Sud, on trouvera des émissions de Baeterrae (Béziers) mais aussi des Volques arécomiques (Nîmes).