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Sous la forme de Haçarmavet, le Hadramawt est attesté dans la Genèse « Yoqtân engendra Almodad, Shéleph, Haçarmavet, …Sheba, Ophir… » (Genèse, 10, 26-29).

Au IIIe siècle avant J.-C.

À en juger par les fragments d’Eratosthène, repris par Strabon, les Grecs connaissaient Shabwa dès le IIIe siècle avant J.-C. Strabon note ainsi : « À l’Est, il y a principalement les Chatramotites qui ont pour ville Sabata » et ajoute « toutes ces villes (d’Arabie) ont leur propre chef, elles sont prospères, riches en temples et en château royaux. Leurs maisons ressemblent à celles d’Egypte à leur façon d’assembler des pièces de bois » (Strabon, XVI, 2, 3 et 4).

Au Ier siècle

Au Ier siècle, Pline mentionne « un district (qui) appartient aux Atramites dont la capitale est Sabota, renfermant dans son enceinte soixante temples » et poursuit ainsi : « À peu près au centre du pays sont les Atramites, tribus des Sabéens, dont la capitale Sabota est bâtie sur une haute montagne, à huit étapes de la région thurifère appelée Sariba… L’encens récolté est transporté à dos de chameau à Sabota, où une seule porte lui est ouverte…Là, les prêtres prélèvent au profit du dieu qu’on appelle Sabis une dîme, non à la pesée mais au volume » (Pline, Histoire Naturelle, XII, 52, 63-64).

À la même époque, un manuel de marchands, Le Périple de la mer Erythrée, mentionne Shabwa dans les termes suivants : « Au-dessus d’elle (le port de Qanî’), à l’intérieur des terres se trouve la métropole de Saubatha, où réside le roi. Tout l’encens qui pousse dans le pays est porté comme dans un entrepôt par des chameaux ». Mais à Qanî’ transitent aussi des pièces d’orfèvrerie, des chevaux, des statues et des produits de luxe pour la cour royale.