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  • Une réplique réduite du Martyrion

La localisation de l'édifice

Le baptistère, situé dans la partie sud du sanctuaire, près de l'entrée monumentale, dominait le bâtiment au passage double qui filtrait l'accès des visiteurs en chemin vers le martyrion. Les pèlerins devaient admettre en franchissant le passage qui traversait ce bâtiment, qu'avant d'approcher la colonne du stylite devenue relique, on entrait dans la chrétienté par le baptême. À cette époque où le christianisme progressait, on y accueillait les adultes tandis que les enfants, un peu plus tard seront baptisés dans une cuve plus petite située dans la chapelle du couvent.

Plan de circulation 1
Plan de circulation 2

Plan du baptistère de Saint-Syméon, circulation en phase 1.

Plan du baptistère de Saint-Syméon, circulation en phase 2.

Non contrainte par la préexistence d'un objet au centre de la composition, à la différence du cas du martyrion, conçu pour enchâsser la colonne, son implantation respecte une géométrie simple et précise.

Le plan du baptistère

Il est formé de deux enveloppes concentriques : une enveloppe interne, octogonale à l'intérieur, carrée à l'extérieur, surmontée d'un lanterneau à huit pans et d'une enveloppe externe carrée, correspondant aux quatre façades du rez-de-chaussée. L'espace octogonal central qui se prolonge par une abside à l'est pour couvrir la cuve était consacré au baptême proprement dit. L'espace périphérique délimité par les deux enveloppes était dévolu à la circulation des catéchumènes et à leur préparation. D'une exécution très soignée, le baptistère forme un massif compact qui a bien résisté aux séismes.

Le décor

Le décor des façades est inspiré de la basilique sud du martyrion. La modénature, identique pour les quatre murs, comprend une assise de base, une assise d'appui de fenêtres, une bande de cerne des ouvertures et une assise de corniche. Les moulures ont le même profil que celles du martyrion. La verticalité des murs est soulignée par des pilastres situés aux coins de l'édifice, à l'aboutissement des refends et des arcs-diaphragmes ou entre les précédents pour scander la façade. Ils sont, en principe, au nombre de six par façade mais il y a des omissions sans doute dues à la surcharge du décor des cernes.