La tombe de saint Denis

L'existence de tombes dans le sous-sol de la basilique est connue depuis longtemps. Dès le milieu du XIXe siècle l'architecte Eugène Viollet-le-Duc entreprend les premières fouilles. Près d'un siècle plus tard, ces recherches reprennent dans une perspective plus scientifique. Entre 1953 et 1973, les archéologues Édouard Salin et Michel Fleury étudient plus d'une soixantaine de tombes de la nécropole.

Sous le maître-autel, là où, d'après la tradition, le corps du martyr est censé reposer, ils mettent au jour une vaste fosse considérée aussitôt comme l'emplacement de la tombe de saint Denis. Mais cette fosse ne contenait plus de corps et, dans le remblai de comblement, ils ne recueillent que quelques fragments de sarcophages, de tuiles, d'os humains et animaux, associés à des tessons de céramique antique.

L'interprétation de cette fosse demeure controversée : pour Édouard Salin, le creusement témoignerait d'une exhumation de la tombe vénérée, mais Michel Fleury y voit la fondation du tombeau élevé à l'emplacement du lieu de sépulture.

Crypte archéologique de la basilique. Au premier plan, un sarcophage de la nécropole du IVe siècle côtoie la fosse creusée à l'emplacement de la tombe de Denis ; au second plan, les blocs sculptés en remploi dans les fondations de la première basilique.   © UASD / J. Mangin. Saint-Denis, une ville au Moyen-Âge.

Crypte archéologique de la basilique. Au premier plan, un sarcophage de la nécropole du IVe siècle côtoie la fosse creusée à l'emplacement de la tombe de Denis ; au second plan, les blocs sculptés en remploi dans les fondations de la première basilique.

© UASD / J. Mangin.