Les routes commerciales de la fin de l'Antiquité jusqu'au VIe siècle. © UASD / J. Prim d'après Y. Gretener, P. Périn, S. Lebecq

Les routes commerciales de la fin de l'Antiquité jusqu'au VIe siècle. © UASD / J. Prim d'après Y. Gretener, P. Périn, S. Lebecq

Le commerce à longue distance, pratiqué par les Romains, perdure au cours des premiers temps mérovingiens. L'ambre jaune est recueilli sur les rivages de la mer du Nord et de la Baltique, sur la côte occidentale du Jütland et en Pologne. 

La soie, venue de Perse et de Chine, est travaillée à Constantinople. Métaux, pierres précieuses et bijoux proviennent aussi de pillages qui accompagnent les guerres. Ils peuvent être refondus, utilisés comme matière première par les artisans ou leur servir de sources d'inspiration et de modèles.

À l'époque, c'est pourtant le grenat qui est le plus apprécié. Il est originaire des mines d'Inde et de Ceylan (Sri Lanka). À partir du VIIe siècle, l'expansion du monde islamique modifie les voies commerciales. Elle prive progressivement l'Occident du grenat indien et cingalais obligeant les orfèvres à recourir au grenat européen provenant de Bohême.