Reconstitution du coffre carolingien.  © UASD / M. Wyss.
Le coffre n'a laissé dans la terre qu'un mince filet de bois en décomposition. © UASD / O. Meyer.
Empreinte du coffre carolingien.  © UASD / O. Meyer.

Reconstitution du coffre carolingien.

© UASD / M. Wyss. 

Le coffre n'a laissé dans la terre qu'un mince filet de bois en décomposition.

© UASD / O. Meyer.

Empreinte du coffre carolingien. 
© UASD / O. Meyer.

Dans une pièce du palais carolingien ont été mis au jour cinq coffres et un tonneau, enfouis à plus de 1 m de profondeur. Par un heureux concours de circonstances, l'un de ces coffres nous est parvenu sous la forme d'une empreinte laissée dans le sol après putréfaction du bois. Le meuble, conservé sur 80 cm de hauteur, mesurait 137 cm de long sur 72 cm de large. Probablement fabriqué en chêne, il était constitué de quatre montants rectangulaires, de 7 cm sur 14 à 18 cm de section, chacun étant creusé de deux rainures pour permettre l'assemblage par bouvetage des planches horizontales constituant ses parois. Une serrure à moraillon atteste l'existence d'un couvercle.

Aucun élément archéologique ne nous renseigne sur la fonction de ce dispositif. Il est probable que ces meubles enterrés étaient protégés par un plancher amovible. Mais même si l'extérieur du coffre semble avoir été couvert d'une couche de cire ou de poix, un tel aménagement ne dut servir qu'un court laps de temps en raison de l'altération importante subie par le bois dans ce type de milieu d'enfouissement. Aussi, le dispositif évoque-t-il plutôt une cache établie à la hâte, en raison d'un danger imminent, peut-être l'un des raids vikings.