Vue aérienne des cités Colonel-Fabien (au premier plan), Auguste-Delaune et Pierre-Sémard, en 1972. © J. Richard.t Pierre-Sémard, en 1972. © J. Richard. Pierre-Sémard, en 1972. © J. Richard.

Vue aérienne des cités Colonel-Fabien (au premier plan), Auguste-Delaune et Pierre-Sémard, en 1972. © J. Richard.

Avec la construction des cités Paul-Langevin et Colonel-Fabien, la municipalité de Saint-Denis initie sa politique de logement social pour venir à bout de la grave crise de logements de l'après-guerre. Pour André Lurçat, l'architecte de la ville, ce sont les premiers projets d'une longue série de commandes. L'architecte et urbaniste, adepte de l'école fonctionnaliste française, y met en œuvre son concept de la « cité jardin urbaine », d'un quartier autonome, aux immeubles largement aérés et isolés, équipés de commerces et de services sociaux et bénéficiant d'espaces verts abondants.

La cité Colonel-Fabien, mise en chantier en 1948, est construite sur d'anciens terrains militaires que la ville a acquis au moment du déclassement de la zone des fortifications de Paris.

En plus de ces ensembles d'habitation, André Lurçat est l'auteur de huit groupes scolaires et du Palais des sports. L'écriture géométrique et austère de cette architecture fonctionnelle marque profondément la physionomie de l'habitat de Saint-Denis.