Chapiteau d'acanthes en calcaire, VIIe siècle.  © UASD / J. Mangin.
Dessin du même chapiteau © UASD / J.-Ph. Marie.

Chapiteau d'acanthes en calcaire, VIIe siècle. © UASD / J. Mangin.

Dessin du même chapiteau pour localiser la couronne de feuilles d'acanthe, la corbeille, les volutes d'angle, l'abaque incurvé et le fleuron. © UASD / J.-Ph. Marie.

Les quatre faces de ce chapiteau sont ornées d'une couronne de feuilles d'acanthe. Les feuilles, disposées sous les angles, se caractérisent par des lobes travaillés en méplat. Elles sont appliquées sur une corbeille recouverte de languettes creusées en cuillère. Les volutes d'angles sont surmontées d'un abaque incurvé, orné de stries obliques. Un fleuron à huit pétales marque le dé central. 

Vers 800, ce chapiteau fut remployé comme pierre de construction dans la fondation du palais carolingien. Or, la construction de ce palais a nécessité le démantèlement partiel des galeries funéraires de l'ensemble monumental. On peut donc envisager que ce chapiteau, prélevé dans la démolition, participait originellement à la décoration de cette galerie édifiée au VIIe siècle.

Selon une description de la basilique en 799, on dénombre alors dans tout le monastère 245 colonnes dont 90 dans la basilique, 103 dans les portiques situés à l'extérieur de celle-ci et 52 dans les autres églises du couvent.