Prélèvement des pattes d'animaux en connexion anatomique, dernier quart du XIIe siècle.. © UASD / E. Jacquot.

Prélèvement des pattes d'animaux en connexion anatomique, dernier quart du XIIe siècle.
© UASD / E. Jacquot.

Une fosse de tannage devait relever d'un atelier de pelletier actif au cours du dernier quart du XIIe siècle. Elle avait été aménagée pour pouvoir être remplie d'eau. Son utilisation s'est traduite par le dépôt d'une couche de vase entrecoupée de fines strates de plâtre ou de chaux blanche et de cendres. C'est dans cette couche qu'ont été prélevées plusieurs centaines de pattes d'animaux en connexion anatomique, correspondant très probablement aux déchets de nettoyage de peaux en cours de tannage.

Le pelletier était spécialisé dans le traitement des fourrures d'animaux de petite taille. Si l'on en juge par la proportion des pattes, les espèces domestiques prédominent : le chat représente les trois quarts de l'ensemble ; le lapin appartient encore à une minorité, car cet animal, très prisé pour sa fourrure, venait tout juste d'être introduit dans la région. Parmi les espèces sauvages, on note le renard et l'écureuil.