Schéma de la fabrication en série d'un ardillon de plaque-boucle.   © UASD / M. Wyss.
Fragment de moule en terre qui a servi à fabriquer un ardillon et une boucle de plaque-boucle, fin VIe - début du VIIe siècle.   © UASD / E. Jacquot.
Plaque-boucle à décor de vannerie en bronze, provenant d'une tombe de la nécropole extérieure de la basilique, premier tiers du VIIe siècle.   © UASD / J. Mangin.

Schéma de la fabrication en série d'un ardillon de plaque-boucle. 

© UASD / M. Wyss.

Fragment de moule en terre qui a servi à fabriquer un ardillon et une boucle de plaque-boucle, fin VIe - début du VIIe siècle. 

© UASD / E. Jacquot.

Plaque-boucle à décor de vannerie en bronze, provenant d'une tombe de la nécropole extérieure de la basilique, premier tiers du VIIe siècle. 

© UASD / J. Mangin.

Une aire de travail, reconnue en bordure de la nécropole, sur près de 30 m de long, comprenait des soles de foyers semi-enterrés, des fosses-cendriers et quantité de scories provenant de la fonte d'alliages cuivreux. Au centre de l'atelier, un fond de cabane était réutilisé comme dépotoir. Son comblement renfermait des résidus de curage de foyers et des fragments de moules en terre cuite attestant la technique de la fonte à cire perdue.

L'artisan crée un prototype, en bois ou en métal (A), qui lui sert à fabriquer un moule bivalve (B) dans lequel il coule de la cire pour obtenir plusieurs tirages (C) faciles à décorer (D). Il enrobe chacun d'argile (E) ; sous l'effet de la chaleur, la cire fond (F), mais l'objet décoré laisse son empreinte qui sera remplie d'une coulée de bronze (G). Une fois le métal refroidi, l'artisan casse le moule pour libérer la pièce (H).

L'atelier produisait des plaques-boucles caractéristiques de la fin du VIe et du début du VIIe siècle, dont plusieurs exemples on été retrouvés dans les tombes de la nécropole.