Plan de la ville moderne avec localisation des témoignages archéologiques et archivistiques de l'activité artisanale entre le milieu du XVe et le XVIIIe siècle © UASD / Th. Sagory, M. Wyss

Plan de la ville moderne avec localisation des témoignages archéologiques et archivistiques de l'activité artisanale entre le milieu du XVe et le XVIIIe siècle © UASD / Th. Sagory, M. Wyss

Durant l'Époque moderne, l'activité artisanale est principalement connue au travers des comptes de l'abbaye, à la rubrique des réparations. Ceux de 1535-1536 concernent les bâtiments conventuels ; ils détaillent les matériaux de construction achetés et citent les marchands et les artisans qui ont participé aux travaux : vitrier, plombier, plâtrier, menuisier, peintre, maçons, manœuvres, serruriers. La plupart habitent Saint-Denis. D'autres résident à Paris dont un potier de terre, un cloutier et un charpentier. Un marchand de "gros" verre (verre à vitre) est originaire de Martagny, en Normandie.

Commerçants, artisans et gens de métier dans leurs boutiques d'après le Livre du gouvernement des princes par Gilles de Rome, début du XVIe siècle. © BNF / Bibliothèque de l'Arsenal, ms. 5062, Rés. f° 149 v°.

Commerçants, artisans et gens de métier dans leurs boutiques d'après le Livre du gouvernement des princes par Gilles de Rome, début du XVIe siècle. © BNF / Bibliothèque de l'Arsenal, ms. 5062, Rés. f° 149 v°.

L'archéologie offre une vision partielle de l'artisanat urbain de cette période, vision essentiellement focalisée sur le travail de l'os. Quatre dépotoirs d'ateliers de patenôtriers (fabricant de perles) ont été mis au jour. L'activité métallurgique est attestée par l'officine d'un fondeur de bronze dont le four a été retrouvé une centaine de mètres au nord de la basilique.