Vestiges d'ateliers, outils, matières premières et rebuts de fabrication apportent, à des degrés divers, des témoignages sur l'activité des artisans qui ont travaillé à Saint-Denis.

Plan du castellum avec localisation des témoignages archéologiques de l'activité artisanale durant le premier millénaire. © UASD / M. Wyss, Th. Sagory

Plan du castellum avec localisation des témoignages archéologiques de l'activité artisanale durant le premier millénaire. © UASD / M. Wyss, Th. Sagory

La plus ancienne attestation d'une production sur le site de la basilique est celle d'un atelier d'épinglier dont les déchets ont été recueillis dans le remplissage d'un fossé du dernier tiers du IVe siècle ; ils illustrent les différentes étapes du façonnage d'épingles en os.

L'artisanat du haut Moyen Âge se distingue par la grande maîtrise du travail du métal. À la fin du VIe - début du VIIe siècle, un atelier de fondeur implanté en bordure de la nécropole, produisait des plaques-boucles en série. Non loin de là, trois bas-fourneaux révèlent l'existence d'une forge dont l'activité fut sans doute brève.

Des chutes de fabrication de cuir, mises au jour dans les niveaux d'envasement des fossés du castellum carolingien, pourraient provenir de la cordonnerie du monastère attestée par les sources écrites.

Une fosse dépotoir, fouillée au nord de l'ensemble monumental, renfermait les rejets d'une officine qui, vers l'an Mil, travaillait au montage ou à la restauration de verrières.