Fouille de l'aqueduc en amont  du premier bassin. © UASD / O. Meyer.

Fouille de l'aqueduc en amont 
du premier bassin. © UASD / O. Meyer.

Axonométrie du deuxième bassin. © UASD / M. Wyss.

L'ensemble monumental était approvisionné en eau courante par trois bassins qu'alimentait un aqueduc. Le conduit, établi au fond d'une tranchée de plus de 2 m de profondeur et couvert de dalles horizontales, a été reconnu sur une longueur de 240 m. Avec une pente moyenne de 4,30 m par kilomètre, l'aqueduc semble avoir capté une source localisée à environ 700 m à l'est de l'abbaye, près de l'église Saint-Remi.

Les trois bassins se ressemblaient : comme l'aqueduc, ils étaient formés de dalles posées de chant et jointoyées avec un mortier de tuileau. Un escalier, large de 1,40 m, permettait d'accéder au bord de chaque bassin, à environ 1,80 m sous le niveau de circulation. La faible différence de niveau entre le seuil du canal d'arrivée et le trop-plein, indique que la surface de l'eau se trouvait à 30 cm sous le rebord. Ainsi les bassins, dont la profondeur oscillait entre 60 cm et 1,20 m, avaient une capacité allant de 1 300 à 1 500 litres. La construction de l'aqueduc a nécessité l'acheminement de près de 10 000 dalles de pierre. Au cours de l'utilisation du système, on rehaussa le fond de l'exutoire, créant ainsi une contre-pente qui provoqua rapidement l'envasement du dispositif.