Akkadien

L'akkadien est l'une des langues parlées et écrites en Mésopotamie, depuis le IIIe millénaire av. J.-C. C'est l'une des plus anciennes langues sémitiques. Son nom provient de la ville d'Akkad fondée par Sargon Ier (2334-2279 av. J.-C.). Les derniers textes rédigés en akkadien date du Ier siècle ap. J.-C.

Antu

Déesse, parèdre du dieu Anu, le dieu du ciel.

Anu (An)

Anu, An en sumérien, est le dieu du ciel, et le roi des dieux dans le panthéon mésopotamien. Il est tout d'abord supplanté par Enlil au IIIe millénaire puis par Marduk dans le panthéon du Ier millénaire avant notre ère. Il est particulièrement vénéré dans la ville d'Uruk.

Araméen

L'araméen est une langue sémitique. Elle apparaît au Proche-Orient au Ier millénaire av. J.-C. Elle s'y diffuse, avec son écriture alphabétique, tout au long de cette période.

Aramu
860-844 (?)

Fondateur d’un premier royaume urartéen autour du lac de Van.

Argishti Ier (Argišti Ier)
787-766

Roi de l’Urartu. Il profite des troubles en Assyrie pour étendre ses possessions vers le sud.  

Argishti II (Argišti II)

Roi d’Urartu. Il accède au trône après le suicide de son père Rusa Ier. Une partie de son règne est consacrée à combattre les incursions cimmériennes dans le nord-ouest de l'Empire. 

Arû (grande coudée standard)

Unité de mesure de longueur dans le système de métrologie « ancien » de la tablette de l'Esagil. Equivaut à 75 cm.

Aslu (coudée standard)

Unité de longueur dans le système de métrologie « récent » de la tablette de l'Esagil. Equivaut à 50 cm.

Assyrie

L'Assyrie désigne à la fois la zone dominée par les souverains assyriens, ainsi qu'une région de haute Mésopotamie comprise entre les villes de Ninive, Erbil et Aššur, souvent appelée triangle assyrien.

Azamû

L'azâmu, dans la tablette de l'Esagil, est un élément architectural qu'il faut interpréter comme le coin d'un bâtiment pénétrant dans la surface de la Grande Cour, en réduisant ainsi la superficie. Il est relié à une autre cour appelée Ubshu-ukkinna.

Babylonie

La Babylonie correspond à la basse Mésopotamie, région située entre Bagdad et le Golfe Persique. Elle recouvre l'ancien pays de Sumer et d'Akkad.

Bagbartu

Déesse et parèdre du dieu Ḫaldi. Il s’agit très certainement d’une déesse locale de la musique. 

Bari (pays de)

Province du pays de Sangibutu, frontalière de l’Urartu. La province est spécialisée dans l’élevage des troupeaux (ovins) royaux. Le roi souligne que les plaines sont parcourues par de vastes enclos destinés à parquer les animaux. Le pays de Bari correspondrait actuellement aux rivages septentrionaux du lac d’Ourmia, en Iran.

Borsippa

Ville de Babylonie, située au sud-est de Babylone. Elle correspond au site moderne de Birs Nimrud. Le dieu Nabû y est vénéré dans le temple de l'Ezida. D'importantes archives d'époque hellénistique y ont été retrouvées, témoignant d'une tradition culturelle et religieuse babylonienne toujours vivace à cette époque.

Cassite (Kassite)

L'origine du peuple cassite est incertaine, il pourrait venir du Zagros. Les Cassites apparaissent en Babylonie au XVIIIe siècle av. J.-C. Des rois cassites règnent sur Babylone entre le milieu du IIe millénaire (après la prise de Babylone par les Hittites en 1595 qui met fin à la dynastie d'Hammurabi) et le XIIe siècle av. J.-C. Ils contrôlent toute la basse Mésopotamie, alors nommée Karduniaš.

Cunéiforme

Le terme cunéiforme désigne l'écriture "en forme de clou" (du latin cuneus, clou, coin), utilisée pour noter de nombreuses langues du Proche-Orient ancien. Les plus anciennes traces d'écriture étaient composées d'idéogrammes qui avaient la forme de dessins ou de symboles. Puis, les dessins ont été simplifiés et transformés en un assemblage de lignes droites, les clous, car il était plus facile de les tracer (par impression) dans l'argile, à l'aide d'un calame taillé en biseau. L'écriture cunéiforme a évolué dans le temps. Les Sumériens furent les inventeurs de cette écriture, qui a ensuite été empruntée par les Akkadiens pour noter leur propre langue. Diverses langues, sémitiques et indoeuropéennes, ont été écrites en cunéiforme (sumérien, akkadien, hittite, hourrite, élamite, perse).

Démon

Les démons sont des créatures maléfiques. Il en existe un répertoire très varié. Au départ considérés comme des agents des dieux, chargés d'exécuter leurs ordres, ils deviennent, au Ier millénaire av. J.-C., des entités autonomes, sorties des enfers pour tourmenter les humains.  

Devin

Le devin (barû) est le spécialiste de l'hépatoscopie, c'est-à-dire de l'observation des entrailles et du foie des animaux sacrifiés, le plus souvent des moutons. Les rois avaient coutume de solliciter les services des devins afin d'interroger les dieux avant de prendre une décision politique. L'examen du foie était minutieux et il était réalisé dans l'ordre inverse des aiguilles d'une montre. De nombreux modèles de foie en argile avec des annotations ont été découverts.

Divination

La divination était une discipline importante pour toute une série de professions. On peut la définir a minima comme l’interprétation de la volonté des dieux ce qui implique que l’on ne s’intéressait pas uniquement à l’avenir mais aussi au présent, voire au passé lorsqu’il s’agissait de trouver la cause à une situation donnée. Deux grandes catégories de divination étaient pratiquées : la divination spontanée, c’est-à-dire l’envoi par les dieux d’un message aux hommes et la divination provoquée. Dans ce dernier cas, le mouvement était inverse puisque c’étaient les hommes qui s’adressaient aux dieux pour en obtenir une réponse.

Ea (Enki)

Ea, ou Enki en sumérien, est le dieu de l’intelligence et des techniques dans le panthéon mésopotamien. C'est le frère d’Enlil et le père de Marduk.

Élam

L’Élam est une région historique située sur le plateau iranien, au sud-ouest du pays. Elle jouxte le sud de la Mésopotamie et le golfe Persique. Sa ville principale est Suse.

Enlil

Dieu de la royauté dans le panthéon mésopotamien ancien. 

Épopée de la création (Enûma-eliš)

Ce texte littéraire babylonien a été composé à la fin du IIe millénaire av. J.-C. Il raconte l'histoire de l'origine du monde et de l'aparition des dieux et des hommes. Au départ, il n'existait que deux entités : Tiamat, l'eau salée, et Apsû, l'eau douce. Les autres dieux sont leur descendance. L'épopée raconte les conflits qui naquirent entre les dieux. Marduk en est le vainqueur, après un combat cosmique contre Tiamat. Marduk utilise alors le corps de Tiamat pour créer le monde, puis incite son père Ea à créer les hommes (Ea est à l'origine de la création de l'homme, dans les textes littéraires plus anciens). Ce poème, à la gloire de Marduk, justifie le statut de roi des dieux qu'il acquiert à la fin du IIe millénaire av. J.-C., et qui est étroitement lié à l'influence politique croissante de la ville de Babylone en Mésopotamie.

Erebuni

L’une des capitales de l’empire d’Urarṭu, actuelle Erevan (Arménie). La ville est fondée vers 782 ( ?) par Argišti Ier et s’impose peu à peu comme la véritable capitale de l’Urarṭu, éclipsant ainsi la ville de Tušpa, (Van Kalesi, Turquie)

Ereshkigal (Ereškigal)

Déesse des enfers, épouse du dieu Nergal. 

Esagil

L'Esagil est le nom du sanctuaire (ensemble de bâtiments, de temples et de chapelles) dédié au dieu Marduk, à Babylone. Son existence est attestée historiquement depuis le IIe millénaire av. J.-C. Son nom signifie "le temple (é) dont la tête (sag) est élevée (íl)".

Etemenanki

L'Etememanki est le nom de la ziggurat de Babylone. Son nom signifie "plate-forme de fondation du ciel et de la terre". 

Exorcisme

La procédure d'exorcisme a pour but de conjurer le mal, en faisant appel à une intervention divine. On a par exemple recours à l'exorcisme pour soigner une maladie, contrer un mauvais présage, mais aussi pour se garantir contre les pertes d'argent ou favoriser une relation amoureuse. Le prêtre exorciste est l'ashipû (ašipû). Le savoir des exorcistes leur a été transmis, à l'origine, par les dieux Ea et Asalluhi. 

Exorciste

Les prêtre "conjurateurs" sont des spécialistes de l'exorcisme. Ils doivent suivre une longue formation ; un manuel d'exorciste retrouvé à Assur (Aššur) énumère plus de cent titres d'ouvrages.  

Génie

Les génies sont des créatures bénéfiques, qui protègent les hommes. Ils ont le pouvoir de contrer les entités maléfiques. Des représentations des génies, sous la forme de statues ou d'amulettes, étaient couramment placées près des portes et des fenêtres pour en écarter le mal. C'est par exemple le cas des aladlammû, les taureaux ailés qui protègent les portes des palais Assyriens. 

Gilgamesh, épopée de (Gilgameš)

Cette épopée raconte les aventures du roi d'Uruk, Gilgamesh (Gilgameš), et sa quête de l'immortalité. Elle était célèbre dans le monde Mésopotamien et a été recopiée de nombreuses fois. Sa version la plus ancienne remonte au IIe millénaire av. J.-C. 

Gutti, Pays

Nom désignant un peuple dans les sources du IIIe millénaire et du IIe millénaire, et une zone géographique située dans les régions montagneuses du nord du Zagros. 

Habhu, Pays (Ḫabḫu)

Pays de montagnes voisin du pays de Musasir (Muṣaṣir)

Haldi, dieu (Ḫaldi)

Dieu originaire du pays et de la ville de Musasir (Muṣaṣir), Haldi (Ḫaldi) est initialement une divinité liée aux montagnes et aux forces chtoniennes. La conquête et l’intégration de la région de Musasir dans l’orbite urartéenne par Ishpuini Ier (Išpuni Ier) (830/25-810/5) propulsent Haldi à la tête du panthéon. Il est alors constamment mentionné dans les inscriptions royales et monumentales, où il est associé à la monarchie, aux côtés de Teisheba (Teišeba), dieu de l’orage et de Shivini-Artin, dieu du soleil, formant ainsi la triade urartéenne. Il occupe également une place prépondérante dans le calendrier religieux et politique, plusieurs fêtes sont célébrées en son nom tout au long de l’année, et il est la divinité qui reçoit le plus grand nombre d’offrandes, animaux (moutons, chèvres et chevaux), objets précieux et notamment des armes. Dieu de la dynastie, la diffusion de son culte est conditionnée à l’efficience de la politique royale. Il donne son consentement, depuis son temple de Musasir, au candidat au trône de Biainili (Urartu). Ainsi, au fur et à mesure de l’implantation de la dynastie, Haldi acquiert des allures martiales, il devient le fer de lance d’une politique expansionniste, il mène les troupes aux combats et de nombreuses conquêtes sont effectuées au nom de sa grandeur. Il existe de nombreuses analogies entre Haldi et son adversaire le dieu Assur (Aššur), manifestement ce dernier aurait en partie inspiré la place de Haldi en Urartu. À bien des égards, les deux dieux partagent un destin commun;  originaires du nord de la Mésopotamie, ils passent du statut de divinité locale, liée à la montagne, à celui de "dieux nationaux", porte-étendards d’une politique impérialiste. 

Hanpa, dieu (Ḫanpa)

Le dieu Hanpa est le père du démon Pazuzu.

Harmakki (Ḫarmakki)
VIIIe siècle.

Érudit, scribe du roi et père de Nabû-shallim-shunu (Nabu-šallim-šunu), le scribe de la huitième campagne de Sargon II.

Ikû

Unité de mesure de surface dans le système de métrologie « ancien » de la tablette de l'Esagil. Equivaut à 8100 m2.

Iranzû
?- 719

Seigneur du pays de Massi, l’un des royaumes Mannéens, et vassal de l’Assyrie. Il est le père d’Izā et d’Ullusunnu. Sargon II mène une campagne en 719 pour lui apporter un soutien militaire. 

Irrigation

L'irrigation à partir des eaux du Tigre et de l'Euphrate est indispensable à la pratique de l'agriculture en Mésopotamie. La région ne reçoit pas assez de précipitations pour pratiquer la culture sèche. L'eau était menée jusqu'aux champs à travers des réseaux complexes de canaux construits par l'homme, en utilisant la force de la gravité.  Les cultures les plus courantes étaient l'orge, les légumineuses et les palmiers dattiers. Le dieu des pluies et de l'orage, Adad, était le protecteur de l'irrigation.  

Ishpuni Ier (Išpuini Ier)
830/25-810/5

Roi d’Urartu, il est considéré comme le véritable fondateur de l’empire. Il conquiert une grande partie des territoires situés au nord de l’Assyrie, dont le pays de Musasir (Muṣaṣir) et le pays Mannéen. Sous son règne, le dieu Haldi (Ḫaldi) devient la divinité majeure du panthéon urartéen. 

Ishtar (Ištar)

Déesse de l’amour et de la guerre dans le panthéon mésopotamien. Fille du dieu Soleil Shamash (Šamaš). 

Isin II, dynastie

La seconde dynastie d'Isin tire son nom de la ville d'Isin, d'où elle était originaire. Il s'agit de la dynastie qui régna sur la Babylonie à la fin du IIe millénaire av. J.-C., et son roi le plus célèbre est Nabuchodonosor Ier

Issar-duri
VIIIe siècle.

Nom du gouverneur assyrien de la ville d’Arrapha, qui a donné son nom à l’année assyrienne, correspondant à la date de 714 av. J.-C..

Izâ
?-719

Seigneur du pays de Massi, l’un des royaumes Mannéens, et frère d’Ullusunnu. Il succède à son père Iranzû et devient vassal de l’Assyrie. Il est défait lors de la première bataille du mont Wa'ush (Wa’uš) en 716 et son corps est jeté dans un ravin. 

Ka-Sikilla

Porte d'entrée principale du sanctuaire de l'Esagil, menant à la voie processionnelle et à la Porte d'Ishtar. Le roi y entrait pour rendre un culte au dieu Marduk lors des cérémonies importantes, et c'est par cette porte que le dieu sortait du temple lors des processions. L'enceinte du Ka-Sikilla représente sans doute un espace situé au niveau du parvis du temple.

Kislimu

Mois du calendrier babylonien : novembre-décembre.

Kudurru

Dans la Mésopotamie kassite, stèle sur laquelle sont inscrites des donations de terre, ornée de nombreux symboles divins, destinés à protéger la propriété de la terre de toute revendication. Les kudurru étaient conservés dans les temples.

Lamashtu (Lamaštu)

La Lamashtu (Lamaštu) est une démone qui s'attaque en priorité aux femmes enceintes et aux nouveau-nés, qu'elle cherche à dévorer. Elle a le statut de déesse déchue. Les dieux l'ont bannie de leurs rangs après qu'elle eut exigé de manger de la chair humaine. De très nombreuses amulettes destinées à la repousser ont été retrouvées, notamment en Assyrie.

Lilû

Le démon Lilû est, au départ, un démon de la tempête. Plus tard, il représente l'incube, démon de la nuit qui s'unit aux femmes dans leur sommeil. Les équivalents féminins des Lilû sont les succubes, les démones Lilîtu et Ardat-Lilî. 

Malédiction

Les malédictions, sur les kudurrus, sont des formules placées à la fin du contrat pour frapper de malheur toutes personnes qui contesteraient la décision ou qui porteraient atteinte à la stèle elle-même. Les malédictions invoquent la puissance des dieux, capables de libérer des pouvoirs maléfiques contre quiconque ne respecterait pas les clauses du contrat. Il existe des rituels destinés à détourner les malédictions qui se seraient abattues sur un individu.

Mannéens, Pays des

 Conglomérat de royaumes établis le long de la façade orientale des monts Zagros et sur les plateaux situés au sud du lac d’Ourmia. Le pays Mannéen compte plusieurs royaumes et provinces, dont le pays de Missi, le pays d’Andia, le pays de Zikirtu, le pays de Washdish, le pays de Zaranda, le plus septentrional des royaumes Mannéens. Le pays Mannéen est l’objet d’âpres luttes entre l’Assyrie et l’Urartu. Il est le principal théâtre des opérations militaires menées au cours de la huitième campagne. 

Marduk

Marduk est le dieu principal du panthéon de la ville de Babylone. À l'origine, il s'agit d'une divinité agraire mineure. Marduk doit sa promotion à la puissance politique gagnée par Babylone au temps de Hammurabi (XVIIIe siècle av. J.-C.) L'épopée de la création, rédigée à la fin du IIe millénaire av. J.-C., raconte comment Marduk a vaincu Tiamat, la déesse primordiale, et gagné de cette manière le statut de roi des dieux. 

Mariage

L'organisation de la société Mésopotamienne étant patriarcale, lors du mariage, la fiancée rejoint la famille de son époux. Habituellement, le mariage est décidé entre deux familles, et il donne lieu à des transferts de bien (la dot et le douaire, ainsi que divers cadeaux). De nombreux contrats de mariage ont été découverts. Même si l'époux gère en temps normal le patrimoine familial, celui-ci peut être confié à l'épouse en son absence. Ainsi, les femmes des marchands assyriens s'occupent des affaires familiales lorsque leurs époux se rendent en Anatolie pour le commerce.

Mauvais démons

Les mauvais démons, utukku lemnûtu, sont les sept démons maléfiques qui entourent le dieu des enfers Nergal. Leurs noms sont Vent-du-Sud, Dragon, Panthère, Vipère, Lion, Tourbillon, Ouragan. 

Médecin

Les "médecins" (asû) sont une une catégorie d'exorcistes qui semblent agir, de manière privilégiée, par l'administration de remèdes.

Médio-babylonien

Ce terme désigne un état de l'écriture cunéiforme et de la langue akkadienne propre au sud de la Mésopotamie, pendant la seconde moitié du IIe millénaire av. J.-C. Il qualifie également la période politique qui s'étend de la chute de la première dynastie de Babylone (1595 av. J.-C.) au début du Ier millénaire avant notre ère.

Ménua (805-788),
805-788

Roi d’Urartu, fils d’Argishti Ier (Argišti Ier). Il est connu essentiellement grâce aux inscriptions bilingues trouvées dans les montagnes de Turquie du Sud-est. Souverain énergique, il poursuit la politique expansionniste de son père en direction de l’Anatolie orientale et centrale et vise les possessions syriennes de l’Assyrie. 

Mettati
VIIIe siècle.

Seigneur du Zikirtu et d'Andia, provinces du pays Mannéen. Il est l’un des relais de la politique urartéenne dans la région et participe aux deux batailles du mont Wa’ush (Wa'uš), en 716 et en 714, aux côtés de Rusa Ier. Vassal et partisan de la dynastie urartéenne, il multiplie les actions contre l’Assyrie et ses vassaux. L’un des objectifs de la huitième campagne consiste notamment, Pour Sargon II, à mettre fin à ses actions en pays Mannéen. 

Mulugu

Le mulugu ne constitue pas la dot de l'épouse, mais un cadeau qui s'y ajoute, et qui lui est remis par son père. À la différence de la dot qui est gérée par le mari, le cadeau mulugu reste à la disposition de l'épouse.

Musasir (Muṣaṣir)

Musasir (Muṣaṣir) désigne à la fois un pays et une ville, situés au nord-est de l’Assyrie. Musasir correspond très certainement au village moderne de Mudjesir situé dans le Kurdistan irakien, non loin de la frontière iranienne. La ville abrite le temple du dieu Haldi et le siège d’une principauté acquise à l’empire urartéen. Elle est prise et saccagée au cours des premiers jours du mois de novembre 714 par les armées de Sargon II. 

Musharu (mušaru)

Unité de mesure de surface dans le système de métrologie « ancien » de la tablette de l'Esagil. Equivaut à 81 m2

Mythe

Un grand nombre de mythes existent dans la culture mésopotamienne ; ils prennent la forme d'hymnes, de récits, ou encore d'épopées. Parmi les plus célèbres se trouvent l'épopée de Gilgamesh, l'épopée d'Erra, la descente d'Ishtar aux Enfers, Atra-hasîs, le mythe d'Anzû, Etana, l'épopée de la création.

Nabû

Dieu mésopotamien de l’écriture. Fils de Marduk dans le panthéon babylonien.

Nabû-shallim-shunu (Nabû-šallim-šunu)

Scribe assyrien, fils de Harmakki et scribe de la huitième campagne de Sargon II.  

Nabuchodonosor Ier
1126-1105

Nabuchodonosor Ier occupe le trône de Babylone entre 1126 et 1105 av. J.-C. Il est célèbre pour avoir remporté une grande victoire contre les Elamites, et pour avoir récupéré la statue du dieu Marduk qui avait été volée et emportée à Suse. C'est sous son règne que le dieu Marduk est établi à la tête du panthéon Mésopotamien et que Babylone devient la capitale religieuse de la Mésopotamie. À cette période, l'Epopée de la Création, texte mythologique justifiant la prééminence de Marduk, est rédigée.

Nabuchodonosor II
604-562 av. J.-C.

Nabuchodonosor II est l'un des plus grands rois de l'époque néo-babylonienne. Son règne (604-562) correspond à l'apogée de l'empire néo-babylonien. Il succède à Nabopolassar. Son nom signifie "dieu Nabû, protège ma descendance". Son règne est marqué par d'importantes conquêtes militaires, notamment contre le royaume de Juda, dont il déporte une partie de la population après le siège de Jérusalem (597 av. J.-C.). Il opère d'importants travaux dans la ville de Babylone, lui donnant l'allure monumentale que l'on connaît grâce aux découvertes archéologiques. 

Naïri (pays de )

Nom donné à l'Urartu dans les sources cunéiformes du IIe millénaire. Les territoires du Naïri sont situés entre les lacs de Van et les rivages occidentaux du lac d’Ourmia. La huitième campagne traverse une partie des terres du Naïri. 

Nâru

Ce terme akkadien désigne une stèle, qui peut être un support de l'écrit.

Néo-babylonien

Au sens premier, il s'agit d'un état de l'écriture cunéiforme et de la langue akkadienne. Cet adjectif désigne aussi la période politique correspondante, qui s'étend au sens strict de 626 à 539 av. J.-C. (époque de l'empire néo-babylonien) et au sens large sur l'ensemble du Ier millénaire av. J.-C. 

Nergal

Dieu des enfers, maître du monde souterrain. Il est vénéré à Kutha, une ville proche de Babylone, dans le sanctuaire de l'Emeslam.

Nindanu

Unité de mesure de longueur utilisée dans la tablette de l'Esagil. Selon le système de mesures "ancien", 1 nindanu = 9 mètres ; selon le système de mesures "récent", 1 nindanu = 6 mètres.

Nuska

Dieu ministre d'Enlil.

Ourmia, lac

Lac salé situé dans le nord-ouest de l’Iran. Son bassin avoisine les 5200 km2 et mesure 145 km de longueur et 56,5 km de large. Il est le principal théâtre des opérations de la huitième campagne. 

Pânu

Mesure de capacité en grains selon la surface, dans le système de mesure "récent" de la tablette de l'Esagil : 1 pânu = 6 sûtu = 2700 m2

Qallania

Cours d’eau, l’une des trois rivières marquant les limites méridionales du Pays d’Ayadi

Mesure de capacité en grains selon la surface. Selon le système de mesures "ancien" de la tablette de l'Esagil : 1 qû = 3 1/3 musharu = 270 m2

Selon le système de mesures "récent" de la tablette de l'Esagil : 1 qû = 1/6 sūtu = 75 m2

Unité de mesure de capacité-surface selon le système de métrologie « ancien » de la tablette de l'Esagil. Équivaut à 270 m2.    

Rituel

Les rituels sont les ensembles de gestes accomplis et de paroles prononcées lors des cérémonies religieuses, qui suivent des règles strictes. L'accomplissement des rituels est réservé à des spécialistes.

Rowanduz

Nom désignant à la fois une ville du Kurdistan irakien, située dans le district de Soran, un cours d’eau affluent du Zab inférieur et un col permettant le passage, à travers la chaine septentrionale du Zagros, entre le plateau iranien et les plaines de Mésopotamie du nord. La ville est parfois identifiée comme l’ancienne Musasir (Muṣaṣir). 

Rusa Ier (Ursâ)
730-713

Roi d'Urartu. Rusa Ier (Ursâ), est le fils de Sarduri Ier et le père d’Argishti II, son successeur. À la mort de son père, son accession au trône n’est pas immédiatement acquise, et il doit s’imposer militairement, comme semble l’indiquer l’inscription figurant sur le char qu’il consacre au dieu Haldi, dans le temple de Musasir. Il est certainement originaire de la ville d’Arbu, située au nord-ouest du lac d’Ourmia. Il a par ailleurs particulièrement mis en valeur la région, en exécutant des travaux hydrauliques, permettant ainsi à la cité royale d’Ulhu, de bénéficier d’un système d’irrigation efficace. Il y construit également un palais et un jardin royal et possède un imposant bâtiment dans lequel il conserve d’importantes quantités de vins. Malgré une série d’évènements dramatiques survenue au cours de la dernière année de sa royauté, son règne signe l’apogée de la puissance militaire urartéenne. Rusa Ier est l’adversaire principal de Sargon II et le seul souverain du Proche-Orient à pouvoir lui opposer une résistance sérieuse. Il entreprend en 720 d’étendre sa souveraineté sur le pays Mannéen en cassant le système d’alliances mis en place par les Assyriens. Il remporte une première victoire en 716, au mont Wa’ush et parvient à s’emparer de plusieurs places fortes situées au Nord de l’Assyrie.  À la fin de l’été 714, la seconde bataille du Mont Wa’ush tourne au désastre pour Rusa Ier,  qui prend alors la fuite et se dirige vers le nord de son empire. Peu avant la fin de l’année 714, ou même au début de l’année 713, il est de nouveau défait par une armée cimmérienne. La prise de Musasir et la violation du temple de Haldi, auxquelles s’ajoutent les deux défaites de 714, poussent Rusa Ier à se donner la mort, à l’aide de son glaive, au cours des premiers mois de l’année 713. 

Sahand (Mont)

Mont volcanique qui s'élève à 3707m et situé dans le nord de l’Iran et au sud de la ville de Tabriz. Il serait l’ancien Mont Wa’ush (Wa'uš). 

Salmanazar Ier
1274-1245

Roi d’Assyrie. Lors d’une campagne militaire effectuée au nord de l’Assyrie, il mentionne un pays d’Uruatri, riverain du lac de Van. Il s’agit de la première occurrence du terme Urartu dans les inscriptions assyriennes. 

Salmanazar III
858-824

Roi d’Assyrie. Il mène deux campagnes militaires victorieuses contre l’Urartu, encore appelé le pays de Naïri. 

Salmanazar V
728-722

(= Salmanasar V).

Roi d’Assyrie (726-722). Il est probablement le frère de Sargon II et de Sîn-ahu-usur (Sîn-aḫu-uṣur). Il est renversé en 722 par une révolte des notables urbains. 

Sangibutu (Pays)

Province de l’Urartu dont les territoires s’étendent jusqu’aux plateaux arméniens. La province compte de nombreuses villes-forteresses, qui s’élèvent au-dessus des pics montagneux des monts Arzabia. Le Sangibutu a constitué un territoire relais pour la politique expansionniste urartéenne en Pays Mannéen. 

Sarduri Ier
832-825

Roi de l’Urartu, il est le contemporain de Salmanazar III. Il parvient à consolider le royaume fondé par Aramu. 

Sarduri II
753-733

Roi de l’Urartu. Il affronte à plusieurs reprises Tiglath-Phalasar III qui l’assiège jusqu’à dans sa propre capitale,Tushpa. Malgré quelques revers militaires face à l'Assyrie, son règne coïncide avec une période d’essor économique pour l’Empire urartéen. Il est le père du,  roi Rusa Ier,  son successeur.  

Sargon d'Akkad
vers 2300

Roi de Sumer et d’Akkad. Son règne influence considérablement la politique d’un grand nombre de souverains mésopotamiens. 

Sargon Ier d’Assyrie
vers 2100 av. J.-C.

Roi d’Assur (Aššur) de la dynastie de Puzur-Assur

Sargon II
721-705

Sargon II est un roi d’Assyrie de la période néo-assyrienne [IXe-VIIe siècles], qui a régné entre 721 et 705 av. J.-C., sur une grande partie du Proche-Orient. Il est le fils du roi Tiglath-Phalazar III et frère du roi Salmanazar V, qui ont été ses prédécesseurs sur le trône. Il est le second souverain assyrien, après Sargon Ier d’Assyrie, à porter le nom de "roi légitime". Sargon II incarne le prototype du souverain assyrien et son règne, bien documenté, correspond à une période d’essor politique et économique pour l’Assyrie. Il est un roi de guerre, par excellence, il mène plus d’une dizaine de campagnes militaires victorieuses dans l’ensemble du Proche-Orient et de sa périphérie, et il repousse les frontières de l’Assyrie jusqu’aux confins de l’Anatolie centrale, parvenant ainsi à soumettre de vastes royaumes et à vassaliser d’importants souverains. En 714, il défait le roi d'Urartu Rusa Ier sur les pentes du Mont Wa'ush. Sargon II est également un roi bâtisseur et l’un des faits marquants de son règne reste la fondation d’une nouvelle capitale, Dûr-Sharrukîn, la forteresse de Sargon, située à proximité de l’actuel village de Khorsabad en Irak. Après la « 8e campagne », Sargon II règne encore une dizaine d’années, poursuivant une politique expansionniste, en menant plusieurs campagnes militaires en Babylonie et au Levant. En 705, à un âge mûr, le roi se lance une nouvelle fois dans une campagne militaire en Anatolie du sud-est. Les incursions cimmériennes ont complètement bouleversé la situation politique locale et Sargon II intervient pour apporter un soutien à un royaume client. Défait militairement, le roi est tué et son corps n’est pas retrouvé, ce qui le prive de sépulture. Cette fin tragique marque profondément les contemporains et au premier chef le fils et successeur de Sargon II, le roi Sennachérib. Ce dernier consulte plusieurs devins et prend les oracles pour comprendre les circonstances qui ont poussé les dieux à se détourner de son père. Les réponses aux questions de Sennachérib ne sont pas parvenues jusqu’à nous, toutefois, il semble que l’une des raisons invoquées soit liée à la manie de Sargon II de briser les serments engagés avec les autres souverains. 

Séleucos Ier

Roi grec, général puis successeur d’Alexandre en Orient. Il fonde le royaume séleucide.

Shahûru

Le shahûru désigne l'étage du temple situé au sommet de la Ziggurat, dans la tablette de l'Esagil.

simdu (ṣimdu)

Unité de mesure de capacité-surface dans le système de métrologie « ancien » de la tablette de l'Esagil. Equivaut à 81000 m2.

Simmiriya, Mont

Première montagne franchie par les troupes de Sargon II et marquant une frontière à la fois naturelle et fantastique entre l’Assyrie et les territoires objets de la huitième campagne. D’après les données fournies par Sargon II, l’armée traverse les plaines au sud d’Erbil puis se dirigerait vers le massif de Birah-Magrun. 

Sîn-ahu-usur (Sîn-aḫu-uṣur)
VIIIe siècle.

Prince assyrien. Il est le fils du roi Tiglath-Phalazar III et le frère cadet des rois Salmanazar V et Sargon II. Dans la 8e campagne, Sin-aḫu-uṣur porte le titre très prestigieux et rare dans la documentation assyrienne de sukkalmaḫḫu, (Grand-Vizir, Généralissime,) il compte d’ailleurs au nombre des participants de la campagne, où il est mentionné à la ligne 132. Sargon II semble très attaché à ce frère, puisqu’il le qualifie de aḫu talimu, frère préféré, et qu’il lui bâtit une résidence palatiale à Dûr-Sharrukîn

Sirdakka

Principale ville du pays de Massi, l’un des royaumes du pays des Mannéens, Sirdakka est l’une des places-fortes contrôlées par Ullusunnu. Sargon II y réunit ses vassaux lors d’un banquet au cours duquel il promet de se débarrasser de la menace urartéenne. 

Subī, pays

Nom donné au Pays de Zaranda dans les sources assyriennes. 

Suhatu

Le suhatu, dans la tablette de l'Esagil, est un élément architectural qu'il faut interpréter comme un espace associé à la Porte Arkabinnu, qui fait partie de la Petite Cour d'Ishtar et de Zababa et en augmente la superficie.

Sumérien

Il s'agit de la première langue connue en Mésopotamie, elle était parlée par le peuple Sumérien qui occupait le sud de l'Irak au IIIe millénaire av. J.-C. L'écriture cunéiforme a été utilisée pour noter la langue sumérienne, avant d'être employée pour la langue akkadienne. Le Sumérien n'est apparenté à aucune autre langue connue. Elle est dite "agglutinante", car elle fonctionne par l'ajout de préfixes et de suffixes sur une racine invariable. Bien que le Sumérien cesse d'être une langue vivante en Mésopotamie à partir du IIe millénaire av. J.-C., elle est toujours utilisée dans certains textes littéraires et savants après cette date, et une partie des idéogrammes sumériens sont toujours en usage.

suppân (ṣuppân)

Unité de mesure de longueur dans le système de métrologie « récent» de la tablette de l'Esagil. Equivaut à 30 m.

Sûtu

Unité de mesure de capacité selon la surface dans le système de métrologie « récent» de la tablette de l'Esagil. Equivaut à 450 m2.

Tab-shar-Assur (Ṭab-Šar-Aššur)
VIIIe siècle.

Trésorier en chef-masennu de Sargon II. C’est à lui que l’on confie la tablette de la campagne de 714 après sa rédaction. Il joue un rôle économique important lors de la fondation de Dûr-Sharrukîn. 

Tashmetum (Tašmetum)

Déesse mésopotamienne, épouse de Nabû dans le panthéon babylonien.

Tiglath-Phalazar III
747-728

(= Tiglath-phalasar III). Roi d’Assyrie (745-727). Il parvient à mettre fin à plus d’un siècle d’expansion de l'Urartu. Il entame une campagne militaire particulièrement ambitieuse qui le mène jusqu'à la capitale Tushpa, située sur les bords du lac de Van, qu'il assiège. Il réorganise profondément l'empire assyrien en transformant en provinces d'anciens royaumes vassaux. En 729-728, il monte sur le trône de Babylone sous le nom de règne de Pulu.

Tushpa (Tušpa)

L’une des capitales de l’empire d’Urartu, actuelle Van Kalesi, citadelle de Van (Turquie). La ville est choisie comme le centre du royaume d’Urartu par Sarduri Ier. Située sur les bords du lac de Van, elle devient la capitale impériale dès la fin du IXe siècle, et le restera jusqu’à la fondation vers 782(?) par Argishti Ier de la ville d’Erebuni. La ville de Tushpa est assiégée par Tiglath-Phalasar III au milieu du VIIIe siècle. 

Ulhu (Ulḫu)

Ville royale de l’Urartu située certainement au nord du lac d’Ourmia, dans les plaines de Khoy. Rusa Ier a effectué de nombreux aménagements dans la ville et dans sa périphérie et  il y a également bâti un somptueux palais avec un jardin où poussent des arbres odoriférants. 

Ullusunnu
VIIIe siècle.

Seigneur du pays de Massi, puis élevé au rang de roi du pays Mannéen par Sargon II. Ullusunnu est le fils d’Iranzu et le frère d’Izâ,  à qu'il succède après la mort tragique en 716 à la bataille du Mont Wa'ush (Wa’uš). Ullusunnu est un vassal fragile qui subit constamment une pression de la part de l’Urartu et de ses alliés. La campagne de 714 a notamment pour objectif de lui apporter une aide-militaire. Il est réinstallé symboliquement à la tête du pays Mannéen lors du banquet de Sirdakka et son fils est envoyé en Assyrie pour y être élevé. 

Urartéen (langue)

La langue urartéenne s’écrit à l’aide des signes cunéiformes empruntés au syllabaire assyrien. C’est une langue principalement attestée dans les inscriptions royales bilingues, où elle apparaît à partir du VIIIe siècle av. J.-C., aux côtés de la langue assyrienne. Son origine géographique n’est pas déterminée avec certitude (Caucase ?), toutefois, d’après les Urartologues, elle serait apparentée à la langue hourrite (langue en usage en Turquie du sud-est, en Syrie et en Irak du nord, au cours du IIe millénaire av. J.-C.), et à la langue cassite. 

Urartu (Urarṭu)

Nom employé par les Assyriens et désormais par les historiens pour nommer l’empire du Biainili, un Empire et une puissance politique majeure, qui  a dominé les territoires compris entre la Turquie orientale et les plateaux occidentaux de l’Azerbaïdjan, entre le IXe siècle et la fin du VIe siècle avant notre ère. 

Urzana
vIIIe siècle.

Seigneur du pays de Musasir (Muṣaṣir). Urzana est présenté par Sargon II comme un montagnard sauvage qui ne respecte pas les serments prêtés aux dieux. Il incarne l’ennemi fourbe qui s’est détourné de l’Assyrie et qui a placé sa confiance en Rusa l’Urartéen. Il n’obéit pas aux ordres d’Assur (Aššur), transgresse constamment les serments prêtés aux dieux et ne reconnaît pas l’autorité légitime de Sargon II. Toutefois, Urzana demeure une importante autorité d’envergure locale, il est qualifié parfois de roi de Musasir dans la documentation. Il règne sur un territoire disputé entre l’Assyrie et l’Urartu (Urarṭu), mais outre des responsabilités politiques, il est également en charge de l’organisation du culte du dieu Haldi (Ḫaldi). Des lettres nous apprennent qu’il est l’hôte de nombreuses personnalités urartéennes et assyriennes. Le culte de Haldi ne concerne pas exclusivement les Urartéens, le temple accueille aussi bien le roi de l’Urartu que son homologue et rival le roi d’Assyrie. Urzana entreprend d’importants déplacements régionaux et rédige régulièrement des rapports sur ses activités. Il apprend ainsi aux Assyriens la défaite de Rusa Ier face aux Cimmériens. Par conséquent, il n’est pas totalement acquis au pouvoir urartéen, il est le plus souvent pris entre deux feux, parvenant à maintenir un semblant d’indépendance, uniquement grâce à une habile politique diplomatique. 

Van (Lac)

Lac salé d’origine volcanique, situé en Turquie orientale. Il couvre actuellement une superficie de 3700 km2. Il est le cœur géographique de la confédération du Biainili, territoire de Van, en urartéen. 

Wa'ush, mont (Wa'uš)

 Montagne située dans le pays de Washdish (Wašdiš). En 714, lors de la seconde bataille du mont Wa’ush (Wa'uš), les troupes assyriennes menées par Sargon II affrontent l’armée urartéenne commandée par Rusa Ier. Le mont Wa’ush correspondrait à l’actuel Mont Sahand. 

Waya’is, forteresse de

Véritable verrou marquant la frontière méridionale de l’Empire d’Urartu et la limite entre la province d’Ayadi et les territoires nord du pays de Naïri. La forteresse a une position hautement stratégique et abrite les garnisons de secours et le ravitaillement des armées urartéennes. Sargon II admire cette structure d’exception qu’il conquiert par surprise.  

Wishdish (Wišdiš), Pays de

Pays et province du pays Mannéen, comprise entre le pays de Zikirtu au sud, et le pays de Zaranda, au nord. Il s’agit d’une province récemment intégrée à l’Urartu. Le mont Wa’ush (Wa'uš) s’élève dans le pays de Washdish

Yanzû
VIIIe siècle.

Seigneur du Naïri (région sud-ouest du lac d’Ourmia). Il n’hésite pas à parcourir plus de 120 km depuis sa capitale, pour venir prêter allégeance à Sargon II lors de la marche de retour en Assyrie. 

Zababa

Dieu guerrier. Epoux d’Ishtar (Ištar) selon le panthéon de la ville de Kish (Kiš).

Zagros, monts

Les monts Zagros s’étalent sur plus de 1500 km, depuis le nord-ouest de l'Iran, jusqu'au détroit d'Ormuz, et culminent à plus de 4000 m. La chaine marque une frontière naturelle entre les plaines de Mésopotamie et le plateau iranien. Lors de la 8e campagne, Sargon II et ses troupes traversent la partie septentrionale des monts Zagros. 

Zaranda, pays de

Province du pays Mannéen intégrée à l’Urartu et limitrophe de la province du Sangibutu. Le pays de Zaranda forme un défilé et marque la limite septentrionale du pays Mannéens. 

Ziggurat

Une ziggurat est une tour à étages, dont la base est carrée ou rectangulaire. Les ruines de certaines ziggurats sont encore visibles au Proche-Orient (notamment à Ur). Elles sont bâties en briques crues superposées, et on pouvait y accéder par des escaliers ou des rampes. La fonction des ziggurats est encore incertaine. Néanmoins, nous savons que des cérémonies avaient lieu dans les temples qui se situaient à leurs sommets. Ces bâtiments avaient une forte dimension symbolique, ils matérialisaient le lien entre le ciel et la terre. 

Zikirtu

Province du pays Mannéens, limitrophe de la province d’Andia. Ce royaume particulièrement actif est un important relais de la politique urartéenne en pays Mannéens. Les premières opérations militaires de la 8e campagne visent le Zikirtu.