Les traités de vassalité d’Assarhaddon (680-669 av. J.-C.), mis par écrit sur de grandes tablettes qui furent découvertes dans la salle du trône du temple de Nabu, portaient l’empreinte de trois sceaux qui garantissaient leur authenticité.

Les sceaux-cylindres eux-mêmes n’ont pas été retrouvés, mais ils étaient probablement réalisés dans des pierres semi-précieuses serties dans des montures en or dont la trace est bien visible sur les documents. Deux d’entre eux sont particulièrement grands et mesurent près de 7 cm de haut. Ces sceaux étaient conservés soit dans le trésor du dieu Assur, le dieu principal des Assyriens à Assur, soit dans l’Ezida même où résidait Nabu, le scribe des dieux et des Destinées.

Les trois sceaux du dieu Assur

Le sceau le plus ancien qui fut déroulé sur les traités découverts dans l’Ezida n’est pas néo-assyrien mais remonte au XIXe siècle. Il figure le roi précédant une divinité et porte la mention « sceau du dieu Assur de l’Hôtel de Ville ».

Sur le deuxième sceau, le roi agenouillé est introduit par une divinité devant le dieu Assur sous le regard du dieu Adad qui se tient derrière lui. Le sceau date du XIIIe siècle et pourrait représenter le roi Tukulti-Ninurta Ier (1233-1197 av. J.-C.). Malheureusement l’inscription dont il était pourvu est illisible.

Le troisième sceau montre le père d’Assarhaddon, Sennachérib (704-681) entre le dieu Assur et sa parèdre Mullissu. Il était gravé d’un long texte qui identifie le souverain et le sceau comme celui des Destinées. Il y est précisé que ce qui était ainsi scellé ne devait pas être changé et que si quelqu’un venait à jeter le sceau, son nom et celui de sa descendance seraient effacés du pays.