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Un temple au cœur de Babylone

Le temple de Nabu-sha-hare fut découvert par une équipe d’archéologues iraquiens en 1979-1980. Il mesure environ 35 m sur 33 m et sa construction remonte au règne d’Assarhaddon (680-669 av. J.-C.). Nabuchodonosor II (604-562 av. J.-C.) le rehaussa par la suite. Il se situait au nord du rempart central de la ville de Babylone, dans le quartier de Ka-dingirra, entre l’Esagil, le temple du dieu Marduk, et le palais royal sud, sur la voie processionnelle d’Ishtar. Le prince héritier y recevait le sceptre royal, d’où son nom sumérien de « temple qui donne le sceptre du pays ». Les textes astronomiques de Babylone attestent qu’il existait toujours au Ier siècle av. J.-C.

Des tablettes d’apprentis scribes déposées en ex-voto

Plus de 1500 tablettes d’argile écrites en cunéiforme proviennent de ce temple. Une partie avait été réutilisée à l’époque néo-babylonienne comme matériau de construction pour le sol et les murs.
Il s’agit d’exercices scolaires qui nous permettent de reconstituer les savoirs en cours d’acquisition par les apprentis scribes au Ier millénaire. Près de cent apprentis par an sont visibles sur vingt ans. Ils offraient ces tablettes lors de la fête du dieu Nabu. Un intendant du temple, appelé « le scelleur de porte », les déposait dans la partie la plus sacrée du temple afin qu’elles « parlent » en faveur des écoliers. Des prières incantatoires, écrites à la fin des tablettes, demandaient à Nabu d’accomplir certains vœux comme « prolonger les jours » de l’apprenti scribe, ou veiller au « développement de (son) entendement ».