À Ninive, un temple dédié au dieu Nabu fut fondé en 788 et inauguré en 787 av. J.-C. Ces travaux sont dus au souverain Adad-nerari III (810-783 av. J.-C.) qui promut le culte de la divinité en Assyrie.

Un bâtiment sans cesse restauré

Des briques portant le nom d’Adad-nerari III furent retrouvées en fouille de même que d’autres au nom de Sargon II (721-705 av. J.-C.) qui associa, dans ses inscriptions, Nabu et son père Marduk dans ce même sanctuaire. Assarhaddon (680-669 av. J.-C.) restaura le sanctuaire dédié à Nabu et à sa parèdre Tashmetu, avant qu’Assurbanipal (668-630/627 av. J.-C.) n’y conduise une ambitieuse politique de travaux : il décora le temple de métaux précieux, puis vers 645-640 av. J.-C., agrandit la cour principale qu’il revêtit d’un pavage en blocs calcaire. Les derniers travaux connus sur le temple de Nabu et Tashmetu datent du règne de Sin-shar-ishkun (626-612 av. J.-C.) vers 622 av. J.-C.

De rares vestiges archéologiques

Le temple de Nabu a été identifié à l’ouest du temple d’Ishtar dont il était séparé par une rue pavée. Il est très mal conservé et seule une cour aménagée sur une plateforme de briques crues d’environ 3,5 m de haut et 60 m de côté a été identifiée. La cour mesurait 35 m sur 26 m et était dotée d’un puits et d’une latrine, tous deux attribués à Sargon II.

Des briques glaçurées portant des décors en haut relief furent découvertes à proximité mais une incertitude demeure sur le bâtiment – temple de Nabu ou temple d’Ishtar ? – dont elles provenaient. Une porte au nord-est donnait accès à la rue pavée et de là au temple d’Ishtar. Une toute petite partie seulement du temple a été reconnue. À l’origine, celui-ci devait certainement s’étendre beaucoup plus, notamment vers le sud-ouest.

De nombreuses tablettes ont été découvertes dans ce secteur au XIXe siècle par George Smith, mais on ne peut pas distinguer celles qui étaient conservées dans la bibliothèque du temple de celles provenant du Palais Nord. Elles appartiennent au fonds le plus célèbre de l’Antiquité mésopotamienne connu sous le nom moderne de Bibliothèque d’Assurbanipal