Les données architecturales et épigraphiques permettent d'esquisser une première histoire du temple, mais les opérations complémentaires (sondages divers) qui auraient pu permettre de résoudre des questions d'importance n'ont pu être menées.

Au VIIIe siècle av. J.-C. 

Quatre inscriptions monumentales gravées sur les piliers d'entrée du sanctuaire, au nom du souverain 'Ab'amar Sadiq, font état de la construction (ou de la restauration) du monument au VIIIe siècle av. J.-C. Il est toutefois difficile de savoir quels travaux il a pu entreprendre car tous les murs du temple comptent de nombreux remplois et des blocs décorés disposés irrégulièrement dans toutes les parties de l'édifice. On ne peut que formuler l'hypothèse d'un bâtiment antérieur entièrement démonté dont un certain nombre de blocs auraient été remployés.

Au VIIe siècle av. J.-C. 

Au VIIe siècle av. J.-C. les successeurs font sans doute ériger tous les piliers du portique, et graver leurs noms.

Fin du IVe siècle av. J.-C.

Le sanctuaire est occupé au moins jusqu'à la fin du IVe siècle av. J.-C. dans son état complet. On y trouve, au milieu de la cour, un autel monumental cylindrique et divers autels à encens

Ie siècle apr. J.-C.

La dernière occupation des lieux remonte au Ier siècle. Les fidèles retournent notamment une grand table à libation pour y déposer trois autels à encens. L'alluvionnement comble peu à peu l'intérieur du sanctuaire jusqu'à 3,50 m de hauteur.