Drainer les sols

Le sort de la ville, assise sur la terrasse de l’Euphrate, dépend de l’issue d’une lutte constante contre les eaux de surface et les eaux souterraines. Les Mariotes édifièrent d’importants réseaux de récupération des eaux de pluie, comme en témoignent les canalisations et les citernes découvertes dans le grand palais royal ou dans certaines rues de la Ville II. Mais l’effort principal des constructeurs de la cité a porté sur l’aménagement des rues avec des chaussées absorbantes (mélange de graviers, de terres cendreuses et de tessons) pour faciliter l’élimination des eaux de pluie.

Imperméabiliser les murs

Pour protéger leurs murs et leurs sols, les Mariotes avaient également recours à des enduits de plâtre et de bitume pour imperméabiliser les conduites et les salles où l’eau jouait un grand rôle. Le bitume provenait des sources situées à proximité de Mari, notamment Hit en Irak, objet d’intenses négociations entre Zimri-Lim de Mari et Hammurabi au XVIIIe siècle av. J.-C. Il s’agissait dans tous ces cas de ressources locales. L’usage de briques cuites et de carreaux cuits pour les sols s’est progressivement renforcé vers la fin du IIIe millénaire ; mais comme leur fabrication nécessitait d’importantes sources de combustible, leur usage est resté rare.