En 1912, l’enthousiasme de Jacques de Morgan pour la Perse s’est refroidi. Déçu de ne pas avoir trouvé les origines de la civilisation égyptienne en Perse, son découragement est accru par des contraintes budgétaires et la mise en cause de sa gestion devant l'Assemblée nationale, alors que son état de santé s'est considérablement dégradé. Après quinze années à la tête de la Délégation archéologique française en Perse, il démissionne.

Roland de Mecquenem (1912-1939)

Durant les dernières années de fonction de Jacques Morgan, l’un de ses collaborateurs, Roland de Mecquenem, se voit chargé de plus en plus de responsabilités à Suse. Il fouille en particulier le palais de Darius Ier. Après la démission de Morgan, c’est lui qui prend la direction du chantier. L’Acropole ayant déjà fait l’objet de nombreux travaux, il choisit d’ouvrir de nouveaux secteurs de fouille dans la Ville royale et le secteur de l’Apadana.

Roman Ghirshman (1946-1967)

Après la Seconde Guerre mondiale, les fouilles reprennent à Suse, sous la direction de Roman Ghirshman. Il reprend les travaux du palais de Darius Ier, et ouvre de nouveaux chantiers pour étudier les époques élamite et achéménide. La modernité de sa méthode tient au fait qu’il fouille chaque couche stratigraphique sur une vaste surface. Il a donc un aperçu plus large du site, niveau par niveau, ce qui permet une meilleure compréhension des vestiges. 

Jean Perrot (1968-1979)

De 1968 à 1979, Jean Perrot poursuit les fouilles à Suse. Il affine et modernise encore les méthodes de fouille stratigraphique employées sur le site. Fort d’une approche pluridisciplinaire et d’une équipe compétente à qui il confie la responsabilité de secteurs spécifiques, il ouvre des chantiers qui lui permettent de compléter la compréhension du site. Il étudie, par exemple, la face sud de l’Acropole, s’intéresse à l’époque néo-élamite, et fouille le palais d'Artaxerxès II.