Djibouti - il y a 5 000 ans

Des gravures par milliers sur les basaltes du Dakka

Le bassin du Gobaad où se déploie le programme de recherche Premières sociétés de production dans la Corne de l’Afrique est un vaste fossé tectonique délimité au nord comme au sud par des reliefs tabulaires constitués d’épais épandages basaltiques découpés par de nombreuses failles. Les abrupts de faille abritent souvent des ensembles étendus de gravures rupestres étudiées dans le cadre du programme de recherche depuis une dizaine d’années.


  • Des gravures par milliers sur les basaltes du Dakka
Le site d’art rupestre de Yo’oren © Yoann Thouvenot
Le site d’art rupestre de Yo’oren © Yoann Thouvenot

Un ensemble encore peu connu…

La Corne de l’Afrique est un des grands foyers africains d’art rupestre, cet art gravé ou peint sur les rochers et les parois des grottes, dont le plus connu est sans doute celui qui occupe les massifs gréseux du Sahara central (Hoggar Tassili, Messak).

Comme pour toute province d’art rupestre comprise dans ces vastes territoires africains parfois difficiles d’accès, il ne se passe pas une dizaine d’années sans que la découverte de nouveaux sites ornés ne vienne enrichir le corpus mais aussi réinterroger les classifications chrono-stylistiques bâties par les chercheurs occidentaux depuis près d’un siècle. En effet, on sait que cet art ne correspond pas à une période donnée mais qu’il évolue sur plusieurs millénaires, depuis l’époque des premiers éleveurs de bétail jusqu’à l’apparition des premières écritures.

le Massif du Dakka, la bibliothèque illustrée de l’art gravé djiboutien
Image
le Massif du Dakka, la bibliothèque illustrée de l’art gravé djiboutien
© Xavier Gutherz, Yoann Thouvenot
Chronologie de l’art rupestre dans le Dakka, hypothèse de périodisation
Image
Chronologie de l’art rupestre dans le Dakka, hypothèse de périodisation
© Xavier Gutherz, Yoann Thouvenot

Un ensemble encore peu connu…

La Corne de l’Afrique est un des grands foyers africains d’art rupestre, cet art gravé ou peint sur les rochers et les parois des grottes, dont le plus connu est sans doute celui qui occupe les massifs gréseux du Sahara central (Hoggar Tassili, Messak).

Comme pour toute province d’art rupestre comprise dans ces vastes territoires africains parfois difficiles d’accès, il ne se passe pas une dizaine d’années sans que la découverte de nouveaux sites ornés ne vienne enrichir le corpus mais aussi réinterroger les classifications chrono-stylistiques bâties par les chercheurs occidentaux depuis près d’un siècle. En effet, on sait que cet art ne correspond pas à une période donnée mais qu’il évolue sur plusieurs millénaires, depuis l’époque des premiers éleveurs de bétail jusqu’à l’apparition des premières écritures.

Le site d’art rupestre d’Asbo Gosso
Image
Le site d’art rupestre d’Asbo Gosso
© Yoann Thouvenot
Techniques de gravure sur un des blocs de la corniche d’Asbo Gosso
Image
Techniques de gravure sur un des blocs de la corniche d’Asbo Gosso
© Yoann Thouvenot
Le site d’art rupestre de Yo’oren
Image
Le site d’art rupestre de Yo’oren
© Yoann Thouvenot
Comment dater les sites d’art rupestre du Dakka ?
Image
Comment dater les sites d’art rupestre du Dakka ?
© Yoann Thouvenot
Personnages armés de lance sur le site d’art rupestre d’Airoli
Image
Personnages armés de lance sur le site d’art rupestre d’Airoli
© Yoann Thouvenot
Bloc orné de bovins à bosse femelles et d’une probable antilope sur le site de Mouya Alala
Image
Bloc orné de bovins à bosse femelles et d’une probable antilope sur le site de Mouya Alala
© Yoann Thouvenot
Dans le Dakka, une exceptionnelle figuration d’un style très ancien
Image
Dans le Dakka, une exceptionnelle figuration d’un style très ancien
© Yoann Thouvenot
Girafes sur le site de Dedeha
Diaporama
Une faune représentative d’un milieu humide disparu
© Thouvenot Yoann
Ensemble de dromadaires et personnages armés sur le site d’art rupestre de Dedeha
Image
Ensemble de dromadaires et personnages armés sur le site d’art rupestre de Dedeha
© Yoann Thouvenot
Panneaux gravés montrant quelques personnages associés à des groupes de dromadaires
Image
Panneaux gravés montrant quelques personnages associés à des groupes de dromadaires
© Yoann Thouvenot
Gravure d’un chariot tiré par un dromadaire à Yo’oren
Diaporama
L'usage des dromadaires pour le transport
© Thouvenot Yoann

Présentation de la mission

La mission Premières Sociétés de Production dans la Corne de l’Afrique (Ministère français de l’Europe et des Affaires Étrangère et IRAH à Djibouti) est dirigée depuis 2013 par J. Cauliez (CNRS, UMR 5608 Toulouse). Elle a été créée en 1984 par R. Joussaume et dirigée de 2001 à 2013 par X. Gutherz.

Projet soutenu par le ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères sur l’avis de la Commission des fouilles. 

D'autres sites de la mission :

Vidéo
Stress écologiques, réponses adaptatives, Préhistoire, Corne de l'Afrique.
© Centre Jacques Berque / Jessie Cauliez
Média externe
L'aventurier et le berceau de l'humanité
© Envoyé spécial / Wandrille Lanos, Philippe Maire et Marielle Krouk 19/04/2018