La chasse est au fondement de l’économie de subsistance des Magdaléniens et elle est aussi pourvoyeuse de nombreux produits d’usage quotidien autres que la viande (vêtements, couvertures, armes, etc.).

La chasse requiert de nombreux savoirs sur les comportements du gibier, ses déplacements ou la composition des troupeaux. Ces informations sont réunies par l’observation des animaux, de leurs comportements sociaux et alimentaires, de leurs traces, etc. Les chasseurs magdaléniens se sont transmis entre générations ces connaissances à la base de leurs stratégies de chasse. Dans le Bassin parisien, leurs proies préférentielles ont été les chevaux et les rennes, ces derniers constituant souvent à Étiolles la priorité.

L’excellente conservation de la faune dans le locus 2 montre que l’abattage a eu lieu à la fin du printemps et au cours de l’été et qu’il n’a mobilisé que de petits groupes de chasseurs. Chacune des expéditions de chasse ne ciblait qu’un petit nombre de rennes, introduits ensuite dans les campements vraisemblablement sous forme de portions sélectionnées. Toutes ces façons de faire sont à la fois singulières et complémentaires d’autres modalités connues ailleurs dans la région, comme l’abattage en masse des rennes lors de leur migration automnale approvisionnant le campement du niveau IV20 à Pincevent.