La notion de « civilisation du renne » appliquée au Paléolithique récent européen correspond très bien à l’économie des chasseurs de la steppe magdaléniens. En plus de la viande, les peaux et fourrures offraient des protections essentielles minutieusement assemblées grâce aux tendons : on le sait par la tracéologie d’outils en silex et par des marques de prélèvement sur les os. Ceux-ci, comme les ramures, ont servi à fabriquer quantité d’instruments, le bois végétal étant très rare. Leurs décors les transforment parfois en symboles comme les dents de renne utilisés pour de la parure.

© Gilles Tosello
Dans le renne tout est bon