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  • Une haute maîtrise des techniques traditionnelles

Si le débitage des lames est une technique commune à l’ensemble des cultures du Paléolithique récent, les tailleurs magdaléniens d’Étiolles se distinguent par la qualité remarquable de leur travail.

La production de lames longues, voire très longues

Dans les campements, on retrouve fréquemment des lames de 20 à 30 cm de long, parfois davantage. Des séries abondantes de longues lames proviennent de débitages élaborés réalisés sur de grands volumes de silex. Ces débitages difficiles, exécutés sans la moindre erreur, exigeaient une grande maîtrise technique et une longue pratique.

Des débitages plus ordinaires

À côté des débitages élaborés, on trouve aussi des débitages ordinaires impliquant moins de soin et peut-être de connaissances. Ces débitages plus faciles ont été effectués sur des volumes plus petits et parfois sur des nucléus repris après une première phase d’exploitation pour de grandes lames. Ils ont aussi fourni de nombreux produits apportant un complément non négligeable pour la confection de l’outillage.

Des débitages se déroulant en plusieurs phases

Le débitage laminaire se décompose en plusieurs étapes. Avant le détachement des premières lames, le volume du nucléus a besoin d’être mis en forme. Cette phase préparatoire est plus ou moins complexe selon la morphologie initiale du volume à débiter. La préparation des nucléus et le débitage des lames sont souvent des opérations spatialement distinctes dans les campements. La préparation, qui génère beaucoup de déchets, se déroule de préférence sur des ateliers extérieurs aux habitations, parfois hors du campement, peut-être sur le gîte même.