C’est après plusieurs visites dans la grotte et l’observation de dessins d’animaux et de mains peintes que Henri Cosquer déclare au DRASSM (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines), le 3 septembre 1991, la découverte de la grotte qui portera son nom.

Une fréquentation abondante

Une des particularités de la grotte Cosquer est la densité des traces laissées par les hommes préhistoriques. Cette particularité signe une fréquentation abondante sur une très longue période (Gravettien – Épigravettien) qui pourrait concorder avec la qualité du lien et la variété de ses ressources.

Datation et phases d'occupation

Initialement, conformément aux connaissances du moment et aux classifications stylisitiques établies par Henri Breuil et André Leroi-Gourhan, deux phases de fréquentations avaient été définies (Clottes-Courtin 1994) : la phase I correspond au Gravettien (avec les tracé digitaux et les mains négatives) et la phase II au Solutréen (avec les représentations animales peintes et gravées).

Cependant, la tendance de la recherche archéologique s’oriente vers une grande stabilité des faciès culturels en Provence (à l’est du Rhône), où les traditions gravettiennes italiques perdurent, devenant un Épigravettien, sans influence visible des cultures rhodaniennes et atlantiques (Solutréen Magdalénien). A partir 2003, la découverte d’ensemble graphique représentant des animaux gravés dans un style particulier et recouvert par des mains négatives noires, nous amène également à réviser la proposition initiale. De plus, rien dans la poursuite de l’étude de la grotte ne nous a permis d’affirmer une discontinuité dans la fréquentation du site par l’homme.

Afin de confirmer cette nouvelle approche, de nouveaux prélèvements pour analyse 14C et 230 Th/234U ont été réalisés en 2011.