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Fortifications sud-ouest

Les sondages qui ont été implantés sur plusieurs secteurs ont permis de suivre le tracé des fortifications de la ville et de proposer un plan novateur. Au sud-ouest de la ville, le rempart est visible depuis la porte Ouest « Bâb al Hawâ’ » vers le sud, puis il tourne vers l’est sur 200 mètres environ. Il comporte des tronçons construits en gros appareil de blocs de basalte non taillés remontant à l’époque du Bronze Moyen II.

Cette datation du rempart et son extension situent l’importance de la ville, qui se trouve être, à cette date, l’une des plus étendues de la région (couvrant une superficie d’environ 20 hectares). D’après le matériel céramique, le rempart de l’époque du Bronze a été reconstruit partiellement pendant la période nabatéenne. Le même sondage a permis d’identifier une nouvelle réfection qui doit dater de l’époque byzantine, sans doute vers le VIe siècle.

Ce rempart est clairement identifiable dans sa continuité de l’ouest au sud où il s’interrompt à 200 m à l’ouest de la citadelle. À une époque tardive (proto-byzantine ?), il devait obliquer vers le sud pour englober l’amphithéâtre, puis rejoindre le théâtre et se prolonger dans la même direction à l’est en protégeant le grand réservoir. Au delà, il n’est pas possible de situer avec précision l’angle sud-est du rempart, mais son tracé est a été repéré en plusieurs points entre les maisons récentes qui s’étendent jusqu’à la route actuelle de Bosra vers Jmarrîn. Son tracé, qui semble rectiligne, oblique légèrement vers l’ouest par rapport à cette route.

Le sommet du mur conservé affleure en surface dans le cimetière situé au sud de la mosquée al-Mabraq. Il aboutit à la base du minaret qui se trouve reposer sur une tour d’angle antique, puis il amorce un retour vers l’ouest et disparaît.

Fortifications sud-ouest

Plus au nord-ouest, un tronçon du rempart a été mis au jour en 1999 lors de travaux en tranchée de viabilisation de la voirie moderne. Ce même rempart était déjà visible auparavant plus à l’est, sur une dizaine de mètres. L’appareil pseudo-isodome à bossages est exactement du même type que celui du rempart de Suweida (datable du IIIe s.).

À l’intérieur du rempart ont été aperçus des vestiges de murs correspondant sans doute à un habitat ainsi qu’une ruelle longeant le mur à l’intérieur de la ville.

À l’extérieur est apparu, en bordure est de la tranchée, une tour rectangulaire saillante, qui faisait très vraisemblablement partie d’une porte de la ville. À cet emplacement, le rempart semble prolonger la fortification nord de l’ancien «tell» vers l’est, pour rejoindre l’enceinte du camp romain. Certaines de ces observations peuvent peut-être correspondre aux travaux de fortifications évoqués par des inscriptions, d’une part dans la phase 240-280 de notre ère, d’autre part en 540-541, sous le règne de Justinien.