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Traditions gréco-romaines

Les inscriptions grecques et, plus rarement, latines que le visiteur peut apercevoir à travers toute la ville et sur ses principaux monuments témoignent de l’ancrage des habitudes gréco-romaines en ce domaine. Il en va ainsi de Bostra (et des villages de la région) comme des autres villes de l’Empire : on y affiche en bonne place, gravés dans la pierre, les documents auxquels on veut assurer la plus large diffusion. Ce sont, par exemple, les dédicaces en l’honneur des empereur, élevées soit en grec par les autorités municipales (ainsi à Bostra en l’honneur de Caracalla, 211-217, et de sa mère Iulia Domna), soit en latin par le gouverneur de la province. On trouve aussi de nombreuses dédicaces en l’honneur des gouverneurs d’Arabie, leurs plus proches adjoints, les officiers de la légion stationnée au nord de la ville. Le secteur situé à l’est des thermes du Centre, à proximité du nymphée, a livré un grand nombre de ces dédicaces honorifiques, y compris pour des magistrats municipaux ; sans doute y avait-il là un de ces endroits en vue où l’on affichait en priorité les inscriptions en l’honneur des évergètes.

Mentions d’édifices

Nombre d’inscriptions se rapportent aussi à la construction d’édifices publics (temples, églises, tours des remparts, prétoire, aqueducs), ou privés (tombeaux), alors que d’autres sont des consécrations aux dieux. Mais les plus nombreuses, de très loin, sont des épitaphes individuelles, au formulaire très simple, le nom et le patronyme du défunt, son âge, parfois une formule d’encouragement («Courage»), rarement un éloge. Presque toutes sont en grec, sauf celles des soldats romains qui emploient le latin et les formulaires normalisés en usage sur les épitaphes. D’autres inscriptions gravées sur des bornes proviennent des voies aboutissant ou partant de Bosra. Le plus grand nombre de stèles funéraires retrouvées à Bosra, datent de la période romaine ou byzantine. D’autres textes confirment la fondation de nouveaux édifices religieux, d’églises, comme c’est le cas dans l’inscription de la fondation de l’église de la Vierge par Antipater de Bostra dans la seconde moitié du Ve siècle.