De nombreux voyageurs sont passés à Babylone bien après l’Antiquité, la mémoire de l’emplacement du site n’ayant pas été complétement perdue.

Voyageurs à Babylone

Au Moyen Âge, respectivement vers 1173 et 1187, Benjamin de Tudèle, rabbin espagnol, et Petahia de Ratisbonne sont les premiers à se rendre à Babylone. Le chevalier romain Pietro della Valle visite, aux alentours de 1616, Babylone et ses ruines les plus apparentes, parmi lesquelles le Tell Babil. Il met en évidence que le nom « Tell Babil » renvoyait à celui de Babylone. Enfin, dans les années 1780, le vicaire pontifical Pierre Joseph de Beauchamp rapporte les premières informations d’époque moderne sur la Porte d’Ishtar et ses ornementations. 

Premières explorations du site

De nouvelles avancées sont permises grâce à la mission française débutant au milieu du XIXe  siècle. Le 8 août 1851, la France vote les crédits permettant la création de l’« Expédition scientifique et artistique de Mésopotamie et de Médie », dont Babylone devait être le point d’orgue. L’exploration du site, dirigée par Fulgence Fresnel, secondé par l’épigraphiste Jules Oppert et l’architecte Felix Thomas, débute véritablement le 15 juillet 1852 et se concentre sur le Tell Kasr : Fulgence Fresnel y dégage de nombreuses briques glaçurées, dessinées par Felix Thomas. Ces trésors étaient prêts à embarquer à bord du Manuel mais les embarcations firent tragiquement naufrage le 21 mai 1855. Malgré ces revers, l’expédition française a tout de même permis de confirmer que le Tell Kasr devait bien abriter un grand palais. Babylone est, ensuite, une nouvelle fois mise en lumière lorsque Hormuzd Rassam y découvre en 1879 le Cylindre de Cyrus pour le compte du Royaume-Uni.

Les fouilles scientifiques

On doit les premières missions de fouilles entre 1899 et 1917 à l’Allemagne et à l’architecte Robert Koldewey, qui œuvra sous l’égide de la Deutsche Orient-Gesellschaft, fondée par l’Empereur Guillaume II. Il mit au jour les palais, ainsi que l’enceinte de la ville et le complexe cultuel. Puis, dans les années 1970, des fouilles italiennes se concentrèrent sur les installations hydrauliques de la cité et ont permis de renouveler nos connaissances sur Babylone. Enfin dans les années 1980, les fouilles irakiennes ont amené le dégagement de nouveaux édifices, comme le sanctuaire où avait lieu l’investiture du souverain.