La période séleucide (de 311 à 141) s’ouvre quelques années après la mort d’Alexandre le Grand à Babylone, et elle est traditionnellement considérée comme celle du déclin de Babylone.

Babylone sous les Séleucides

Les dynastes séleucides procèdent à quelques embellissements de la ville, mais préfèrent ériger une autre cité à la fin du IVe siècle av. J.-C., Séleucie du Tigre, qui devient le nouveau siège du pouvoir politique, reléguant Babylone au rang de capitale régionale. Toujours sous le règne d’Antiochos IV (175-164), Babylone obtient le statut de cité (ou polis, c’est-à-dire une communauté de citoyens indépendante, cimentée par des cultes et régie par des lois) et des caractéristiques de l’hellénisme, un gymnase et un théâtre.

Babylone sous les Parthes

À partir de 141 av. J.-C., Babylone est rattachée à l’Empire que les Parthes arsacides venus d’Iran se constituent peu à peu. La ville reste cependant un centre de production écrite cunéiforme et l’on continue d’y produire une abondante littérature savante. La transmission de certains acquis de la civilisation mésopotamienne s’y fait par le biais de textes sur tablettes d’argile, appelés Graeco-Babyloniaca, inscrits à la fois en grec alphabétique et en akkadien cunéiforme.

L'abandon de Babylone

Les principaux édifices de Babylone sont peu à peu abandonnés et tombent en ruine, comme la ziggurat Etemenanki – l’un des monuments utilisés comme modèle pour le mythe de la Tour de Babel – et c’est dans le courant du Ier siècle ap. J.-C. que Babylone cesse d’être une ville majeure. On sait toutefois qu’elle est encore habitée lorsque la dynastie sassanide iranienne s’empare de la Mésopotamie en 226, mais la civilisation babylonienne est elle oubliée.