Babylone connaît deux phases d’apogée : l’une sous Hammurabi (1792-1750) et l’autre sous Nabuchodonosor II (604-562).

Babylone il y a 3 600 ans

Les huit siècles qui suivirent la fin de l’époque paléo-babylonienne, vers 1595 av. J.-C., représentent une période mal connue pour l’histoire de Babylone. Cependant, c’est à cette époque (sous la dynastie kassite, puis sous celle dite de la « deuxième dynastie d’Isin ») que la culture babylonienne s’est progressivement imposée comme une référence dans tout le Proche-Orient.

Babylone sous tutelle assyrienne

Au cours des derniers siècles du deuxième millénaire av. J.-C., l’Empire assyrien se met en place, puis prend le contrôle de la région. La Babylonie y est rattachée de 743 à 626. Babylone reste rétive à la sujétion, elle est alors détruite en 689 par le roi Sennachérib, puis en 648 par le roi Assurbanipal.

La dynastie néo-babylonienne

À partir de 626, Babylone se libère définitivement de la tutelle assyrienne sous l’impulsion de Nabopolassar (626-605), qui fonde la dynastie dite « néo-babylonienne ». Son fils et successeur, le roi Nabuchodonosor II (604-562), restaure, agrandit et fortifie Babylone. Ces travaux d’envergure ont été entrepris avec les richesses tirées du pillage des anciennes capitales assyriennes lors de la chute de l’Empire assyrien entre 627 et 610, mais aussi grâce aux tributs perçus dans tout le Proche-Orient. Nabuchodonosor II entreprend la conquête d’une grande partie du Proche-Orient et se constitue un vaste Empire allant de l’Égypte au golfe Persique, de la Cilicie au Zagros. La Syrie, la Palestine, ainsi que les villes de Tyr et de Jérusalem tombent entre ses mains.

L’entrée de ces richesses permet la mise en place d’un vaste programme de restauration de la ville et de ses principaux monuments. C’est à ce moment que la gigantesque muraille encerclant Babylone sur 8 km est édifiée sous sa forme définitive, ainsi que le complexe palatial. La Voie Processionnelle qui traverse la fameuse Porte d’Ishtar et mène au quartier des temples, ainsi que la ziggurat (ou temple-tour) bénéficient également de restaurations. Nabuchodonosor II réalise d’importants travaux de fortifications en ajoutant à l’est de la ville une vaste enceinte extérieure, qui s’appuyait sur l’Euphrate et insérait dans l’espace urbain de larges zones de culture.

Babylone devient donc cette ville de près de 1000 hectares, protégée par une double-muraille, comptant 43 sanctuaires, et abritant à la fois le sanctuaire du dieu principal du panthéon babylonien, Marduk, et le palais royal.