Les petits avions d'aéro-clubs

Ils conviennent pour la plupart. Les avions lents, à ailes hautes comme le Piper J3, sont parfaitement adaptés à l'archéologie aérienne. Leur coût horaire est faible, mais ils se font de plus en plus rares dans les clubs où ils sont remplacés par des Cessna à ailes hautes, plus rapides mais aussi plus onéreux. En Cessna, la visibilité est bonne.

Toutefois, lors de virages très serrés, l'aile a tendance à masquer ce que l'on veut photographier. Quant aux avions à ailes basses, comme le Jodel, le Rallye, le Fournier, le Robin..., ils sont bien plus commodes qu'on ne le croit généralement, à condition que le photographe soit placé à l'avant. La visibilité frontale est excellente. Pour le Rallye, les volets hypersustentateurs réduisent les risques de décrochage à basse vitesse ou dans un virage serré.

Un avion Piper, archéologie aérienne.

Un avion Piper, à ailes hautes, parfaitement adapté à l'archéologie aérienne.

Les ULM

Les ULM sont de merveilleux appareils et deviennent de plus en plus fiables. Ils ont l'avantage de voler très lentement à basse altitude et de pouvoir se poser facilement dans n'importe quel champ, si le propriétaire est d'accord.

Cependant, ces appareils ne peuvent voler que par beau temps, avec un vent inférieur à 40 km/h. Ils procurent des joies inégalables à l'observateur aérien qui se sent libre... comme l'air, en particulier dans les ULM de première génération, dits " pendulaires " (sans manche à balai). Ils sont peu à peu supplantés par des ULM dits à " trois axes " qui sont généralement carénés et qui, en réalité, sont de véritables petits avions (avec des " portes papillons ", comme les Pipers, si pratiques pour le photographe ou le cinéaste).

Leur seul inconvénient réside dans le poids qui, par décision administrative, ne doit pas excéder 450 kg au décollage (les deux personnes et le carburant compris), ainsi que l'autonomie de vol qui ne va guère au-delà de 3h à 3h30mn. Il est évident que l'ULM ne supplante pas l'avion pour les prospections à l'échelle d'une région et ne permet guère des survols hivernaux par mauvais temps. En revanche, ils sont parfaitement adaptés aux survols locaux pendant la bonne saison et pour surveiller l'évolution des décapages sur certains grands chantiers.

Roger Agache, archéologie aérienne.

Roger Agache à bord d'un ULM.

Les autres appareils

Certains hélicoptères ont tendance à vibrer d'une façon gênante pour les prises de vue. Ils ont surtout un coût horaire beaucoup plus important et sont difficilement disponibles.

Le ballon dirigeable est un excellent engin d'observation, mais sa mauvaise maniabilité le rend peu commode.

Les petits avions téléguidés, les cerfs-volants, les petits ballons captifs sont des pis-aller, même s'ils sont intéressants dans certains cas (zones interdites au survol ou surtout prises de vue fréquentes de chantiers de fouilles).

Une grande échelle, comme celle des pompiers, est parfois bien utile pour photographier des petits chantiers qu'on se gardera bien de survoler à très basse altitude : c'est aussi inefficace qu'extrêmement dangereux.