Carte de l'emplacement approximatif de l'épave Prince de Conty.

Localisation approximative de l'épave Prince de Conty à Belle Île.

Description

Le 3 décembre 1746, par fort vent d’ouest et dans la brume, le Prince de Conty, navire de la Compagnie française des Indes Orientales de retour de Chine, sombre corps et biens près de Locmaria, à Belle-Ile-en-Mer. Des deux cent vingt-neuf hommes présents à bord, il n’y eut que 45 survivants. Les travaux de récupération entrepris en 1747 sur le site sont vite interrompus et l’épave immergée par 10 à 15 mètres de fond tombe dans l’oubli jusqu’à sa découverte en 1974 grâce à une étude en archives. La mise au jour d’un lingot d’or au cours de l’expertise du site entraîne en 1975 la mise à sac de l’épave. Elle plonge pour plusieurs années dans les péripéties judiciaires.

À l’issue, en 1985, une équipe professionnelle reprend l’analyse du gisement. Il se révèle d’une richesse inestimable. On y observe des milliers de fragments de porcelaine de Chine du règne de l’empereur Qianlong (1736-1795), des restes de caisses de thé, des rondins de bois tinctorial et trois petits lingots d’or chinois pesant chacun de 368 à 375 grammes. Des pièces presque intactes de porcelaine sont à cette occasion dégagées des grottes sous-marines proches. Ce mobilier témoigne à l’envi de l’histoire d’une compagnie qui participait à la naissance d’une économie mondiale. Las ! Au cours des travaux de 1985 une violente tempête survient. Le navire et le matériel de fouille sont sauvés in extremis mais l’épave est réenfouie laissant à jamais ce chantier inachevé.

Carte de l’emplacement de l'épave Prince de Conty
Photographie d'un ensemble de vaisselle en porcelaine de Chine
Photographie d'un lingot d'or chinois

Plan du site où s’est brisé le vaisseau.

© Stéphane Cavillon/DRASSM

Porcelaine de Chine de type bleu et blanc.

© Yves Rigoir/Fonds DRASSM

Petit lingot d’or chinois dont la concrétion garde l’empreinte des inscriptions en chinois.

© Gérard Réveillac/Fonds DRASSM/CNRS

Responsable d’opération

Michel L’Hour/Drassm (1985)

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