Les bassins versants loupianais, mis en valeur depuis la Protohistoire, sont investis par une nouvelle génération d’établissements ruraux à partir du Ier siècle avant notre ère. La dispersion de ces points d’occupation est alors maximale, chaque unité paysagère étant occupée, sinon exploitée, par l’une de ces fermes. Durant les deux premiers siècles de notre ère, au cours du Haut-Empire, une première concentration est perceptible avec l’abandon des sites les plus proches de la voie Domitienne dans la partie nord du territoire

Au cours du Ier siècle, le site des Près-Bas va adopter de façon définitive l’aspect d’une villa. La décrue du nombre des sites en activité est encore plus forte durant l’Antiquité tardive. La villa, rénovée au début du Ve siècle, est à la tête d’un ensemble domanial formé d’une installation littorale et d’un édifice dédié au nouveau culte chrétien. 

Cette embellie s’interrompt de façon rapide avec l’abandon du site de rivage et de la villa dans le courant durant le VIe siècle. Seule, la basilique, dernier bourgeon du projet domanial encore vivace, joue un rôle attractif pour le peuplement local. Des familles ont pu s’installer autour de l’édifice de culte et un nouveau site de quelque importance voit le jour à proximité. Cette amorce du regroupement des hommes va être amplifiée par la création, du castrum féodal attesté par les sources textuelles dès le début du XIe siècle, au centre du futur village.