Après deux siècles d’abandon, l’ancien atelier de potiers installé sur le rivage de l’étang de Thau est occupé à nouveau au début du Ve siècle de notre ère. Les aménagements de cette période s’affranchissent pour l’essentiel des ruines de l’état antérieur. Des constructions modestes, n’excédant pas 50 à 100m2, correspondraient à des habitations. Dans la mieux conservée, on trouve des aménagements sommaires, comme un foyer fait d’une grande brique ou des calages pour des supports de bois contre les murs. Quelques inhumations de nouveau-nés indiquent la présence de groupes familiaux. Des dépotoirs de restes de consommation se sont constitués depuis l’habitat, avec une plus grande intensité en direction du rivage.

Ce hameau est composé de paysans, de pêcheurs et de potiers, si ces activités ne sont pas pratiquées par tout un chacun selon un rythme saisonnier. À l’ouest des habitations, on trouve les installations pour la céramique organisées autour d’une profonde carrière de terre. Des bassins pour la préparation de l’argile voisinent avec quatre fours destinés à la cuisson des tuiles et tubulures, ainsi que de la vaisselle. Au nord, ce sont des fossés constitutifs d’un parcellaire qui sont associés à des cuves pour la vinification et à une forge pour l’entretien de l’outillage. Les activités de pêche sont connues sous la forme de lests de filet en plomb, mais aussi de restes de poisson et de coquilles de moules, concentrés à l’est du côté de l’étang.