Les études archéozoologiques effectuées à partir des ossements retrouvés en fouille permettent d'identifier les animaux exploités par l’homme. L’économie de subsistance des communautés chalcolithiques de Feres, liée à la consommation de viande animale, repose presque essentiellement sur l’élevage.

L'élevage

Les espèces animales attestées dans les os étudiés sont en grande majorité des espèces domestiques d’embouche : le mouton (Ovis aries), la chèvre (Capra hircus), le bœuf (Bos taurus) et le cochon (Sus domesticus). On trouve aussi des restes de chiens de taille moyenne (Canis familiaris). La présence de cochons dans tous les niveaux et l’importance des bovins sont notables. L’exploitation de ces deux espèces semble augmenter au cours du IVe millénaire et l’élevage du bœuf pourrait gagner de l’importance à partir du LC5, vers 3300.

La chasse

L’activité de chasse est réduite avec une contribution des espèces sauvages qui ne dépasse pas 10 % de l’ensemble des espèces identifiées. Le mouflon et la chèvre sauvage n’ont pas été mis en évidence, tous les restes de caprinés se rapportent à des animaux domestiques. De même, les restes de cochons sont de petite taille, et correspondent probablement tous à des animaux domestiques. En revanche, quelques os de bovins de grandes dimensions et de forte robustesse attestent la présence de l’aurochs (Bos primigenius). Parmi les ongulés sauvages, des restes de gazelle (Gazella sp.), de petits équidés – hémione ou âne sauvage – ont été identifiés (Equus sp.). Les occupants du site ont également chassé des gibiers de taille réduite comme le lièvre (Lepus capensis) et de petits carnivores comme le blaireau (Meles meles), probablement pour la fourrure, et piégé des oiseaux.

L’économie animale de Tell Feres est ainsi comparable avec le modèle d’une exploitation mixte des animaux et d’un élevage diversifié qui semble se profiler sur les sites de cette période en Syrie du Nord.