Pour réaliser ses travaux ambitieux, la Commission de Topographie des Gaules (CTG) s'appuie sur les réseaux du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) qui lui permettent de collecter des informations sur l'ensemble du territoire. À partir des années 1865–1866, elle met en place son propre réseau de correspondants officiels.

Des réseaux préexistants

Dès novembre 1857, tous les recteurs de France sont sommés par le ministère de mobiliser les correspondants du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) ainsi que les présidents des sociétés savantes, afin de réunir « tous les documents qui se rattachent à la géographie des Gaules, aux premiers siècles de l'ère chrétienne ».

La CTG noue ainsi des liens directs avec de nombreuses sociétés savantes, et dispose surtout d'un droit de préséance sur le CTHS, institution fédératrice de ces mêmes sociétés. Les 300 érudits du CTHS répartis dans tout le pays sont autant de correspondants pour la CTG. Ainsi sollicités, ils permettent à la CTG de collecter un grand nombre de données.

Vers un réseau unique

À partir de 1865, la CTG privilégie certains de ces collaborateurs qui deviennent des « correspondants de la Carte des Gaules ». Ces derniers sont particulièrement impliqués dans l'élaboration des cartes que prépare la Commission. Grâce à cette réorganisation, les travaux de la CTG s'accélèrent : en 1867, quatre nouvelles cartes et le 1er fascicule du Dictionnaire archéologique de la Gaule sont publiés. Chargé de collecter sur le terrain et en bibliothèque le plus d'informations possible, ce réseau autonome compte quelque 200 savants à la fin des années 1870.